Duékoué, 03 juin 2026 (AIP) – Le secrétaire général de préfecture en charge des affaires départementales, Ben Yeboua Kouamé, représentant le préfet de région, a fait savoir lors de la cérémonie mensuelle de salut aux couleurs que le département de Duékoué est encore à la traîne en ce qui concerne le programme de sécurisation du foncier rural, relativement au calendrier de mise en œuvre et d’évaluation établi, notamment dans les villages.
La cérémonie mensuelle de salut aux couleurs, qui a eu lieu lundi 1ᵉʳ juin 2026 à l’esplanade de la place d’honneur de la préfecture de Duékoué, a été l’occasion pour M. Yeboua Kouamé de faire le point sur le programme de délivrance du certificat foncier, projet phare du programme de sécurisation du foncier rural (PRESFOR) initié par l’État de Côte d’Ivoire et dont l’objectif est de renforcer la paix et le développement dans les localités concernées.
Il ressort de l’entretien accordé à l’AIP par le représentant départemental de l’agence foncière rurale (AFOR), Fabrice Kodjo Atsé Wady, que plusieurs difficultés entravent le processus de délivrance du certificat foncier, en l’occurrence la non-reconnaissance de la vente d’une parcelle, l’escroquerie, la désinformation sur les attributions et le rôle de l’AFOR.
« Effectivement, le département de Duékoué peine à atteindre la vitesse de croisière. Cela est dû à certaines contingences rencontrées sur le terrain avec nos agents. L’obtention du certificat foncier se fait par achat de la parcelle, par un don ou par héritage, ou encore par des contrats avec partage de la terre. Mais la vente de la terre, qui s’est faite il y a plusieurs années, est aujourd’hui remise en cause par le ou les mêmes propriétaires ou par leurs descendants », a fait savoir M. Kodjo.
L’autre difficulté rencontrée sur le terrain est que lorsqu’un acquéreur qui manifeste son intérêt pour l’obtention d’un certificat foncier doit se faire inscrire dans un cahier d’intentions, comme cela est recommandé, il lui est exigé de débourser de l’argent, alors qu’aucune procédure n’est encore engagée. Or, l’obtention d’une parcelle obéit à un processus qui n’est pas toujours respecté, ce qui peut occasionner des tensions et mettre à mal la paix et la cohésion sociale.
S’agissant de la procédure, plusieurs structures doivent intervenir, toujours selon le représentant départemental de l’AFOR. Il y a le ministère des eaux et forêts, le cadastre, le ministère de l’équipement et de l’entretien routier, et bien d’autres structures.
Saluant les localités villageoises qui ont bien accueilli le projet de sécurisation du foncier dans le département de Duékoué, M. Fabrice Wady a informé de la tenue d’une rencontre dans les jours à venir, qui sera présidée par le préfet de région, afin de trouver les voies et moyens pour renforcer significativement les performances de l’AFOR dans la région du Guémon.
(AIP)
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