Yamoussoukro, 30 oct 2026 (AIP) – La présence policière sera renforcée dans les quartiers sensibles de Yamoussoukro, notamment à Dioulakro, Morofé, Assabou, 220 Logements, Makora et Sopim, dans le cadre de l’opération « Épervier 12 », lancée officiellement jeudi 29 octobre 2026 pour lutter contre la criminalité et les troubles à l’ordre public.
Contrairement à un dispositif reposant sur l’installation de barrages fixes, les forces de sécurité privilégieront des patrouilles ponctuelles et des interventions ciblées dans les zones identifiées comme sensibles, a précisé le préfet de police de Yamoussoukro, le commissaire divisionnaire major Bouadou Blaise Angbonon.
Ces interventions concerneront également les secteurs marqués par des parades, des nuisances sonores et des regroupements intempestifs de personnes, ainsi que toutes les zones présentant des risques pour la tranquillité publique.
Le nombre exact d’agents qui seront déployés n’a pas été communiqué par le préfet de police, qui a toutefois assuré que des moyens humains suffisants seront mobilisés sur le terrain pour assurer l’efficacité de l’opération.
La durée de cette opération n’est pas non plus fixée à une échéance précise. Elle se poursuivra aussi longtemps que nécessaire, jusqu’au lancement de la prochaine opération Épervier 13, selon les précisions apportées par le responsable de la police à Yamoussoukro.
Le lancement officiel de cette opération s’est déroulé à l’esplanade de la mosquée Wahabia, au quartier nouveau goudron de Dioulakro, sous la présidence du préfet de la région du Bélier, préfet du département de Yamoussoukro, représenté par le secrétaire général de préfecture, en présence des autorités administratives, politiques, traditionnelles et des forces de défense et de sécurité.
Présentant les grandes orientations de cette initiative, M. Bouadou a indiqué qu’elle constitue un dispositif renforcé de prévention, de dissuasion et de répression de la criminalité et des comportements compromettant la sécurité collective.
Les actions prévues portent également sur l’intensification des patrouilles diurnes et nocturnes, la lutte contre le trafic de drogue et les stupéfiants, le démantèlement des réseaux criminels ainsi que la sécurisation de la circulation routière, avec une application rigoureuse des textes contre les infractions au code de la route et les excès de vitesse.
Dressant le bilan de l’opération « Épervier 11 », le préfet de police a fait état de 12 590 agents mobilisés, 4 869 patrouilles effectuées et 6 794 opérations de contrôle et de sécurisation réalisées. Cette opération a également permis l’interpellation de 717 personnes, dont 303 déférées au parquet, le contrôle de 13 557 véhicules et engins, avec 3 410 mises en fourrière, ainsi que la saisie de 20,713 tonnes de stupéfiants et de trois armes.
Le préfet de police a enfin appelé les populations, les jeunes, les transporteurs, les commerçants, les associations de femmes, les chefs traditionnels et les guides religieux à collaborer avec les forces de sécurité en signalant tout comportement suspect par les voies appropriées.
L’opération « Épervier 12 » a été lancée concomitamment avec la cérémonie nationale organisée à Bouaké sous la présidence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité.
(AIP)
gso/haa

