Duékoué, 15 août 2026 (AIP) – Vingt-sept personnes présumées victimes de traite ont été remises le 5 août 2026 à leurs communautés d’origine, à Duékoué, à la faveur de leur prise en charge par les autorités compétentes.
La cérémonie de remise s’est déroulée à la brigade de gendarmerie de Duékoué, en présence de la Commission régionale des droits de l’Homme (CRDH), de la direction régionale de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de la Lutte contre la pauvreté, et de la gendarmerie.
Selon le président de la CRDH du Guémon, Narcisse Bamba Singo, les victimes, originaires principalement du Mali, du Niger et du Nigeria, auraient été recrutées par un réseau de traite de personnes avant d’être conduites en Côte d’Ivoire sous de fausses promesses.
« Elles ont été attirées par différentes promesses, notamment des offres d’emploi, avant d’être conduites en Côte d’Ivoire et retenues contre leur gré », a expliqué M. Bamba.
Une partie des victimes avait été découverte après qu’un propriétaire de maison a signalé à la gendarmerie la présence inhabituelle d’un important groupe de personnes dans son habitation.
Au total, 45 personnes devraient être remises à leurs communautés d’origine en vue de leur rapatriement, a précisé le président de la CRDH. Les 27 personnes concernées par la cérémonie ont bénéficié, durant leur période de prise en charge, des mesures nécessaires à leur sécurité et à leur accompagnement.
« Nous avons veillé, avec les différents services impliqués, à ce que ces personnes soient prises en charge dans des conditions garantissant leur sécurité et leur dignité », a ajouté Bamba Singo.
Cette opération fait suite à plusieurs signalements ayant permis de découvrir des personnes retenues dans différentes habitations à Duékoué.
Le 27 juillet, une première opération menée à la suite d’un signalement du délégué consulaire du Burkina Faso avait permis de retrouver 18 personnes séquestrées dans une maison au quartier Koulango, à proximité du quartier Artisanat. Elles avaient été attirées par de fausses promesses liées notamment à l’emploi dans une mine d’or, au réseautage, au sport ou à la vente en ligne. Elles auraient été retenues depuis mai.
Dans une autre opération, 27 personnes, dont des ressortissants maliens, nigérians et nigériens, parmi lesquelles des personnes âgées, une femme enceinte et des enfants, ont été retrouvées dans une habitation et conduites à la brigade de gendarmerie de Duékoué.
Les autorités poursuivent les investigations afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ces faits et d’identifier les éventuels responsables.
Le président de la CRDH du Guémon a plaidé pour la création d’un comité local de lutte contre la traite des personnes, afin de renforcer la sensibilisation des populations, la prévention et la coordination des interventions face à ce phénomène.
(AIP)
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