Niakara, 07 sept 2026 (AIP)- Un cultivateur âgé d’une trentaine à une quarantaine d’années a été grièvement blessé après avoir été attaqué par un éléphant, samedi 5 septembre 2026 alors qu’il tentait de chasser le pachyderme de son exploitation agricole à Badikaha.
Selon des témoignages recueillis sur place, dont celui d’un paysan de Badikaha, Foungnigué Ouattara, le jeune agriculteur aurait tenté d’éloigner l’éléphant qui s’était introduit dans son exploitation. « Se sentant menacé, l’éléphant l’a pris en chasse avant de l’agresser, lui occasionnant de graves blessures », a-t-il expliqué à l’AIP.
Prise en charge dans un premier temps au Centre de santé urbain (CSU) de Badikaha, la victime a ensuite été évacuée au Centre hospitalier régional (CHR) de Ferkessédougou, dans la région du Tchologo, établissement sanitaire de référence le plus proche, pour y recevoir des soins appropriés.
Cette attaque intervient alors que plusieurs zones rurales du département de Niakara sont confrontées à des dégâts causés par des éléphants, accentuant les risques de confrontation entre les populations et ces pachydermes.
Face à cette situation, le cantonnement des Eaux et Forêts de Niakara a intensifié ses actions de sensibilisation auprès des populations sur les comportements à adopter en cas de présence d’éléphants dans les zones habitées ou les exploitations agricoles.
Au cours d’une tournée effectuée le 28 août dans les sous-préfectures de Badikaha et de Tafiré, le chef du cantonnement des Eaux et Forêts de Niakara, le lieutenant Ablo N’drin Stéphane, avait notamment exhorté les populations à faire preuve de prudence et à éviter toute confrontation directe avec les pachydermes.
Cette tournée, menée en présence des sous-préfets de Badikaha et de Tafiré, Euloge N’Gotta Konan et Marcel Brou N’Dépo, visait à promouvoir une coexistence pacifique entre les communautés rurales et les éléphants, tout en renforçant la collaboration entre les populations, les autorités administratives et les services forestiers.
Les agents des Eaux et Forêts avaient également insisté sur l’importance de l’alerte précoce et du signalement rapide de la présence des éléphants, afin de prévenir les incidents et de mieux assurer la protection des populations et de la faune sauvage.
(AIP)
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