Sassandra, 07 sept 2026 (AIP)- Le fondateur de la marque ivoirienne de véhicules « Kpandji », Kouamé N’dah N’goran, plaide pour la mise en place d’une politique nationale de soutien à l’industrie automobile afin de favoriser le développement de la fabrication locale et la baisse du coût des véhicules.
Dans un entretien accordé à l’AIP, samedi 5 septembre 2026 à Sassandra, l’entrepreneur a estimé que l’industrie automobile devrait constituer une priorité dans le cadre du Programme national de développement (PND) 2026-2030, afin de permettre à la Côte d’Ivoire de renforcer son positionnement dans la sous-région et au-delà.
« Nous attendons de l’Etat une politique de soutien de l’industrie automobile », a déclaré Kouamé N’dah N’goran, faisant notamment référence à la mise en place annoncée de la Politique automobile de Côte d’Ivoire (PACI).
Selon lui, l’absence, jusqu’à présent, d’un cadre spécifique à l’industrie automobile expose les entreprises du secteur à une importante pression fiscale. Il estime que l’entrée en vigueur de la PACI permettrait aux fabricants locaux de bénéficier d’avantages liés à leur activité et contribuerait à une baisse significative des prix des véhicules.
Le fondateur de Kpandji a expliqué que son projet est né de la volonté de faciliter l’accès des Ivoiriens à l’automobile, face aux difficultés liées à l’acquisition d’un véhicule. Il a assuré que sa marque fabrique et assemble ses véhicules en Côte d’Ivoire avant leur commercialisation.
« Kpandji, avec une équipe composée de technocrates ivoiriens, a la particularité de fabriquer ses véhicules avant de les commercialiser », a-t-il affirmé, appelant à davantage de confiance envers les produits automobiles fabriqués localement.
L’entrepreneur a également annoncé la construction, dans les deux à trois prochaines années, d’une usine de fabrication de composants automobiles dans le département de Bouaké. Cette unité devrait, selon lui, permettre de réduire progressivement la dépendance aux importations de composants et de contribuer à la création d’emplois.
Il a enfin appelé la diaspora ivoirienne à soutenir les initiatives locales dans l’industrie automobile en privilégiant l’achat de véhicules fabriqués en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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