Yamoussoukro, 19 août 2026 (AIP) – La carte scolaire doit devenir un véritable outil d’aide à la décision, de planification et d’équité territoriale, a indiqué le directeur des Études, de la Statistique et de la Planification stratégique (DESPS), Méité Inza, à l’ouverture des Assises nationales de la carte scolaire 2026 mercredi 19 août 2026 à Yamoussoukro.
Selon M. Méité, la carte scolaire ne saurait se limiter à la programmation des infrastructures. Elle doit permettre d’anticiper les évolutions démographiques, de mieux répartir les établissements, d’optimiser les investissements publics et de rapprocher davantage l’école des populations.
Pour la rentrée scolaire 2026-2027, la carte scolaire prévoit la mise en fonctionnement de 127 écoles préscolaires, 457 écoles primaires, 65 collèges et 18 collèges érigés en lycées, ainsi que la création de 2 868 nouvelles salles de classe. Ces infrastructures devraient accroître les capacités d’accueil de 110 980 élèves au préscolaire et au primaire et de 11 150 élèves en classe de Sixième.
Toutefois, les besoins demeurent importants. Pour la période 2027-2029, les projections font apparaître un déficit en infrastructures préscolaires, primaires et secondaires. Cette situation appelle, selon le directeur de la DESPS, une programmation pluriannuelle des investissements, une meilleure coordination entre le ministère, les collectivités territoriales et les partenaires techniques et financiers, ainsi qu’un recours accru aux données statistiques.
Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, Koffi N’Guessan, a, pour sa part, souligné les progrès réalisés depuis 2011. Il a fait état de 7 678 salles de classe construites au préscolaire, 43 607 au primaire et 798 collèges, dont 441 collèges de proximité. Ces investissements ont contribué à porter le taux net de scolarisation au primaire à près de 97 %.
Malgré ces avancées, le ministre a relevé la nécessité de réhabiliter les infrastructures vieillissantes et d’intégrer à la planification huit commodités essentielles, notamment les voies d’accès, les logements des enseignants, les cantines, l’électricité, l’eau potable, les latrines et les aires de jeu.
Placées sous le thème « Carte scolaire pour un apprentissage et une éducation de qualité inclusive tout au long de la vie », les Assises doivent également permettre d’intégrer le handicap, l’alphabétisation, les migrations, les contraintes environnementales et les performances scolaires dans la planification.
La DESPS entend ainsi améliorer la qualité des données, généraliser la géolocalisation des établissements, digitaliser les outils de carte scolaire, renforcer les projections démographiques et les capacités des acteurs, afin de réduire durablement les disparités territoriales.
Le ministre a appelé l’ensemble des collectivités, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile et communautés éducatives à renforcer leur collaboration pour faire de la carte scolaire un instrument au service d’une éducation ivoirienne inclusive, moderne et accessible à tous.
(AIP)
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