Man, 26 oct 2026 (AIP) – Vingt-cinq acteurs communautaires ont été formés à la gouvernance foncière, à la médiation des conflits et à la résilience climatique à Man, dans le cadre du projet « Terres de Paix », en vue de promouvoir une gestion concertée des terres et de renforcer la cohésion sociale.
Organisée dans la salle de réunion de la Chambre d’agriculture de Man, les 20 et 21 octobre 2026, cette formation vise à renforcer les capacités des participants en matière de prévention et de résolution pacifique des conflits fonciers, en favorisant notamment la participation des femmes, des jeunes et des personnes vulnérables aux mécanismes de gouvernance foncière.
« Durant ces deux jours de formation, ces 25 acteurs que nous allons appeler les leaders sélectionnés seront un maillon pour nous pour cette transformation et stabilité, pour pouvoir avoir la cohésion sociale », a expliqué le coordinateur national du projet, Touré Moussa.

Selon lui, les difficultés liées à la gestion des terres, la pression démographique et l’urbanisation contribuent aux tensions entre les communautés. Il a également évoqué les effets des changements climatiques, les problèmes d’érosion et les inégalités d’accès des femmes et des jeunes aux ressources foncières.
« Au lieu d’une terre de paix, de stabilité, de cohésion sociale inclusive, la terre est devenue aujourd’hui source de conflit », a-t-il déploré, appelant à une gouvernance foncière inclusive.
Les participants ont été instruits sur le cadre juridique et institutionnel de la gestion foncière, les techniques de médiation et de règlement pacifique des différends ainsi que les pratiques permettant de mieux prendre en compte les risques climatiques. Des exposés, des études de cas, des partages d’expériences et des exercices pratiques ont meublé les travaux.
Le projet « Terres de Paix : Renforcement de la gouvernance foncière et de la résilience climatique pour prévenir les conflits et promouvoir l’inclusion en Côte d’Ivoire » est mis en œuvre à Man et à Bouaké par l’ONG SOS EXCLUSION, en partenariat avec l’ONG OPESEA-Vie.
Il prévoit également la mise en place de comités foncier, environnement et climat (CFEC), chargés de favoriser la concertation communautaire, la médiation et la sensibilisation des populations.
À la clôture de l’atelier, des participants ont salué cette initiative, estimant que les connaissances acquises pourraient contribuer à une meilleure prise en compte de l’égalité entre les femmes et les hommes et au renforcement de la cohésion sociale dans leurs communautés.
(AIP)
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