Zuénoula, 1er juin 2026 (AIP) – Désignés par consensus, lundi 1er juin 2026, Voli Bi Tra Mathurin, chef de tribu de Douonou (sous-préfecture de Vouéboufla), et Ballo Bi Irié Pierre, chef de la tribu Bouénou (sous-préfecture de Kanzra), représentent désormais le département de Zuénoula au sein de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire (CNRCT).
À l’issue de leur désignation au foyer polyvalent Épiphane Zoro Bi Ballo, les deux nouveaux représentants ont affiché leur volonté de placer leur mandat sous le signe de la paix, de la cohésion sociale et du renforcement des liens entre la Chambre nationale, les autorités coutumières et les populations à la base.
Pour Voli Bi Tra Mathurin, cette nomination marque une étape importante pour la chefferie traditionnelle du département, avec une mission de proximité et de sensibilisation.
« La Chambre était encore peu connue dans certaines localités du département. Nous irons à la rencontre des chefs et des populations pour mieux faire connaître son rôle et ses missions », a-t-il indiqué, avant de souligner que la paix constituera l’axe central de son action.
De son côté, Ballo Bi Irié Pierre a salué un processus qu’il a qualifié de tournant pour la représentation coutumière locale.
« S’il n’y a pas de changement, il n’y a pas d’évolution. Aujourd’hui, c’est le département de Zuénoula qui gagne », a-t-il déclaré, promettant d’assurer un rôle de relais efficace entre les communautés et la Chambre nationale.
Il a également insisté sur la nécessité d’écoute et de dialogue permanent avec les populations et les autorités traditionnelles.
La cérémonie de désignation s’est déroulée en présence du préfet du département, Mme Dao Karidja, du représentant régional de la Chambre de la Marahoué, ainsi que des sous-préfets de Zuénoula, Vouéboufla, Kanzra et Zanzra, en présence de nombreux chefs traditionnels.
Saluant le climat de consensus ayant prévalu, le préfet a encouragé les nouveaux représentants à travailler dans l’unité et la collaboration avec l’ensemble de la chefferie traditionnelle du département afin de porter efficacement sa voix au niveau national.
Les participants ont salué la démarche consensuelle adoptée, perçue comme un signe de maturité et de cohésion au sein de la chefferie traditionnelle de Zuénoula.
(AIP)
akr/cmas

