Guitry, 10 juin 2025 (AIP) – Dans la sous-préfecture de Guitry, région du Lôh-Djiboua, l’état critique des routes rurales suscite l’exaspération des habitants, a constaté l’AIP.
De Babagon à Chochem Godié, en passant par Sibé Carrefour, Hermanko, Wakana, Dairho Didizo, Chochem Dida et N’Drikoffikro, les pistes sont devenues pratiquement impraticables, surtout en cette saison pluvieuse.
À chaque pluie, les voies d’accès se transforment en bourbiers, ralentissant voire bloquant complètement la circulation des personnes et des biens, avec de lourdes conséquences humaines et économiques.
« Quand il pleut, la route se fend littéralement. Camions et motos glissent ou se renversent. Cela fait des années que nous vivons ce calvaire », a déploré Madeleine Yapo Eveline, une commerçante de la localité.
« Quand ce ne sont pas les marchandises qui tombent, ce sont les véhicules qui restent bloqués pendant des heures. Nous lançons un cri de cœur au gouvernement, au Conseil régional dirigé par monsieur Amédé Kouakou, ainsi qu’à madame la député-maire. Nous avons besoin d’un reprofilage urgent de la voie partant du terrain de l’école catholique jusqu’à ces villages », a-t-elle poursuivi.
Outre les difficultés de transport, cette dégradation avancée impacte durement l’activité économique des planteurs et des commerçants.
« Rien ne va. Même ceux qui ont des véhicules hésitent à les utiliser, tellement les risques de panne sont élevés. Parfois, il faut appeler un mécanicien en pleine brousse pour pouvoir continuer. Sans parler des accidents graves et des agressions par des coupeurs de route dont même certaines autorités locales ont été victimes », a témoigné Kouamé Atto, opérateur économique à Chochem Godié.
De son côté, Madi Ouédraogo, opérateur à Dairho Didizo, alerte. « Impossible d’évacuer nos productions de cacao. Lorsqu’on y parvient, c’est avec des pertes importantes. Il est temps que notre situation soit prise en compte. »
Dans cette zone à forte vocation agricole, le mauvais état des pistes rurales met en péril l’écoulement des récoltes et le ravitaillement en produits de première nécessité. Les populations lancent un appel pressant aux autorités locales et nationales pour un reprofilage urgent des axes secondaires, condition essentielle à la relance économique locale et à la sécurité des usagers.
(AIP)
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