Abidjan, 11 juin 2025 (AIP)- Le Syndicat national des cadres supérieurs de la santé de Côte d’Ivoire (SYNACASS-CI) a exprimé sa « plus vive indignation » face à la multiplication alarmante des agressions verbales, psychologiques et physiques dont sont victimes le personnel de santé en général et les cadres supérieurs de la santé en particulier, à travers le pays.
Dans une déclaration transmise le mercredi 11 juin 2025 à l’AIP, le SYNACASS-CI, par la voix de son secrétaire général adjoint 1, Dr Tchiny Koutoua, a dénoncé une situation devenue insupportable pour les médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, vétérinaires, infirmiers, sages-femmes et autres professionnels de santé qui travaillent pour le bien-être des populations.
Selon lui, les professionnels de la santé se retrouvent régulièrement pris pour cible par des patients ou leurs accompagnateurs.Ces agressions vont des injures et menaces aux voies de fait, parfois graves, entraînant des blessures physiques et des traumatismes psychologiques durables.
« Le SYNACASS-CI condamne avec la plus grande fermeté ces agressions et menaces relayées sur les réseaux sociaux qui mettent en danger la vie du personnel de santé et leurs familles. Nous rappelons que nul ne peut se faire justice et qu’en cas de différends ou de malentendus, il existe des voies administratives, éthiques et légales pour être entendu », a indiqué Dr Koutoua.
Par conséquent, le SYNACASS-CI souhaite que ces menaces contre le personnel de santé sur les réseaux sociaux cessent et que les usagers aient recours aux voies légales en cas d’insatisfaction.
D’ailleurs, le Syndicat national des cadres supérieurs de la santé de Côte d’Ivoire prend l’opinion nationale et internationale à témoin devant les menaces que subissent le personnel de santé et appelle la population à la saine collaboration pour que le personnel de santé soit serein et prodigue des soins de qualité.
« Nous restons mobilisés et n’excluons aucune forme d’action syndicale si ces agressions persistent et que des mesures concrètes ne sont pas prises dans les meilleurs délais », a-t-il insisté en soulignant que « protéger le personnel de santé, c’est protéger la vie ». De plus, le Syndicat se réserve le droit d’engager des poursuites devant les juridictions compétentes.
(AIP)
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