Guitry, 1er juil 2025 (AIP) –Les opérateurs de petits métiers de Guitry ont appelé à l’instauration d’un cadre de dialogue permanent avec les autorités municipales, face à une gestion locale qu’ils jugent inadaptée à leur réalité économique.
Réunis au centre culturel de la ville sous la présidence du sous-préfet Amoakon Boua, les représentants des ferronniers, mécaniciens, petits commerçants et autres corps de métiers artisanaux ont relevé un profond malaise face aux charges liées à l’occupation des espaces publics. Pour eux, ces charges « exorbitantes » mettent en péril leur survie quotidienne dans un contexte de vie chère et de baisse d’activité.
« Entre la montée du coût de la vie et la raréfaction des opportunités, ces charges supplémentaires sont insoutenables pour nous », a déploré le porte-parole des mécaniciens, Diomandé Ibrahim.
Les autorités municipales, à travers le deuxième adjoint au maire, Ibrahim Ousmane, a reconnu que la question de l’occupation non réglementée du domaine public est une source réelle de tension, tout en réaffirmant l’engagement de la municipalité pour une concertation inclusive.
Il a promis une rencontre directe avec les différents corps de métier en présence de la députée-maire Patricia Sylvie Yao, tout en appelant à l’apaisement.
Pour les travailleurs informels de Guitry, l’enjeu est désormais d’obtenir un mécanisme de concertation institutionnalisé, à même de prévenir les crises et de garantir une meilleure prise en compte de leurs réalités dans la gestion municipale.
Une prochaine réunion avec la députée-maire pourrait marquer un tournant décisif dans les relations entre les autorités communales et les acteurs économiques informels.
(AIP)
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