Lakota, 6 juil 2025 (AIP) – La deuxième édition du « Didé festival », dédiée à la promotion de la culture Dida, s’est tenue du 2 au 5 juillet 2025 à Lakota, à l’initiative de Danie Omère Dago épouse Boga, qui entend faire de cet événement un levier de valorisation identitaire et de développement communautaire.
Devant des festivaliers venus de toute la région du Lôh-Djiboua, l’initiatrice, également commissaire général du festival, a souligné l’importance de ce rendez-vous comme un espace de transmission intergénérationnelle et d’expression de la mémoire vivante du peuple Dida.
Le festival a notamment mis en lumière la danse traditionnelle « Zawrada », originaire du village de Gbagroubé, interprétée par un groupe de jeunes danseurs sous la conduite d’un aîné. D’autres formes artistiques patrimoniales, telles que l’ »Agbagningnin », danse emblématique de Lakota, ont été interprétées par des artistes locaux, dont Bébéto, Panza, Les Classiks, Le Roi Sadi et Ricoco 4×4.
Au-delà des spectacles, le festival a accueilli une exposition-vente d’objets d’art, de parures, de tenues traditionnelles en fibres naturelles, symbolisant la richesse de l’artisanat et de la cosmogonie Dida.
Un concours de beauté masculine a désigné le plus bel homme Dida, remporté par Seri Valentin du village de Niazaroko, présenté comme une figure d’excellence incarnant à la fois l’élégance physique et les valeurs humaines traditionnelles.
Lancé en août 2024 à Néko (Niambézaria), le « Didé festival » se veut, selon Mme Boga, une vitrine du patrimoine Dida et un outil d’autonomisation des femmes et des jeunes. Elle a appelé les cadres et partenaires à soutenir cette initiative afin d’en faire un rendez-vous culturel d’envergure nationale.
(AIP)
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