Abidjan, 25 juil 2025 (AIP) – Une étude commanditée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), réalisée par le Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) à la demande du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, souligne la nécessité d’investir dans la digitalisation de la justice ivoirienne, pour un système judiciaire plus moderne, efficace et performante, a indiqué la représentante du PNUD, Blerta Cela, lors de la présentation des résultats, vendredi 25 juillet 2025.
« L’étude diagnostic révèle une opportunité d’investissement exceptionnelle. Investir dans la digitalisation de la justice ivoirienne, c’est maximiser l’impact social, car chaque euro ou dollar investi transforme la vie de milliers de citoyens. Les retombées sont mesurables et durables », a déclaré Mme Cela.
Selon elle, la digitalisation des services judiciaires ne constitue pas une simple modernisation technique, mais bien un levier essentiel pour garantir une justice plus accessible, efficace et transparente. Elle s’est dite convaincue que, grâce à un accès facilité aux actes de justice, la confiance entre les citoyens et l’État sera renforcée.
Par ailleurs, l’étude, qui vise à identifier les insuffisances actuelles de la digitalisation des services de justice et à proposer des solutions adaptées et budgétisées, recommande également un engagement renforcé de l’État dans l’opérationnalisation du Réseau national haut débit (RNHD). Cela permettrait d’accélérer la mise en service de l’interconnexion entre les structures de l’État, notamment du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme (MJDH).
L’étude suggère également que le ministère sollicite des financements et des appuis techniques auprès de partenaires internationaux, tels que le PNUD, l’UNICEF, la JICA, l’ONUDC, la GIZ et Expertise France. Elle recommande en outre la création d’une direction des systèmes d’information au sein du ministère pour assurer le pilotage, la coordination et l’harmonisation des projets numériques, ainsi que l’exploitation pérenne des services numériques déployés.
Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a engagé, depuis une décennie, des réformes visant à moderniser la justice et à la rendre plus accessible aux populations. À ce titre, il a mis en place e-justice.ci, une plateforme en ligne permettant la délivrance d’actes de justice tels que le certificat de nationalité ou le casier judiciaire. À ce jour, près de 150.000 actes ont été délivrés via cette plateforme, a indiqué le représentant du ministre, Auger Cadet Séoulou, coordonnateur des projets digitaux du ministère.
(AIP)
tad/cmas

