Abidjan, 13 août 2025 (AIP) – Le projet Blockrabies, initiative innovante alliant technologie et santé publique pour faciliter l’accès aux traitements préventifs contre la rage, a permis de faire bondir le taux de patients complétant leur traitement post-morsure, a annoncé la cheffe du service du centre antirabique de l’Institut national d’hygiène publique (INHP), Dr Tetchi Mathilde.
Entre 2022 et avril 2024, ce taux est passé de 35 % à 93 %, a-t-elle révélé lors de l’atelier de clôture du projet, tenu mercredi 12 août 2025 à Abidjan.
« Pour y parvenir, nous avons mis l’accent sur la sensibilisation et la mobilisation des autorités. Nous leur avons expliqué l’importance d’adhérer à ce projet. Grâce à leur soutien continu, nous avons pu impliquer les communautés et leurs leaders », a-t-elle expliqué.
Les résultats de Blockrabies confirment l’efficacité du protocole intradermique, traitement antirabique réduisant le nombre d’injections à trois ou quatre doses sur quatre jours, contre 21 jours pour le protocole de Zagreb et 14 à 28 jours pour celui d’Essen, ainsi que son adoption par les populations.
Pour le Pr Jakob Zinsstag, investigateur principal, « Blockrabies est une preuve concrète de l’impact de la digitalisation en santé publique, à l’interface de la santé humaine et animale, y compris dans la chaîne d’approvisionnement des vaccins. Cette application est unique ».
De son côté, le Pr Bassirou Bonfoh, directeur du consortium Afrique One au Centre suisse de recherches scientifiques en Côte d’Ivoire (CSRS) et co-investigateur principal, recommande d’intégrer ces acquis à la stratégie continentale d’élimination de la rage canine en Afrique, portée par la plateforme UA-BIRA.
(AIP)
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