Abidjan, 03 mars 2026 ( AIP)-L’ambassadeur de la République Islamique d’Iran en Côte d’Ivoire. Meigoni Gholam Reza, a officiellement fustigé ce qu’il identifie comme l’émergence d’un nouveau colonialisme occidental, dénonçant la mise en œuvre de mécanismes de domination inédits par les puissances transatlantiques à travers une guerre hybride contre son pays.
Il s’exprimait mardi 3 mars 2026, à Abidjan, lors d’un point de presse sur l’agression militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran,
Le diplomate iranien soutient que ces instruments de contrôle ne sont plus de simples ingérences isolées, mais un système de recolonisation structuré visant à briser la souveraineté des nations insoumises.
Il a condamné l’action de forces étrangères qu’il accuse d’orchestrer des troubles en ciblant les infrastructures civiles, notamment les écoles, les églises et les hôpitaux, voyant dans ces attaques une méthode de déstabilisation propre à ce nouveau colonialisme occidental qui cherche à fragiliser l’État de l’intérieur.
Selon lui, les preuves d’une implication extérieure dans le financement et l’armement de groupes hostiles confirment l’existence d’un rouage opérationnel complexe piloté par les capitales occidentales.
Le représentant iranien a mis en garde contre le rôle des médias occidentaux, affirmant que ces derniers constituent le fer de lance de ce nouveau colonialisme en servant des agendas politiques précis sous couvert d’information universelle.
Il a également dénoncé “l’instrumentalisation systématique des organisations de défense des droits de l’homme”, citant particulièrement l’influence britannique, comme un levier de pression diplomatique indue destiné “à imposer les valeurs de l’Occident comme norme mondiale unique”.
Pour l’ambassadeur, les critiques concernant les interventions policières dans les centres sportifs ne sont que des manœuvres médiatiques intégrées à ce dispositif de domination pour masquer une réalité géopolitique où la volonté de puissance occidentale tente de se substituer au droit international.
Établissant un parallèle avec l’histoire coloniale du continent africain, le diplomate a affirmé que les mécanismes de domination n’ont pas disparu mais ont simplement muté pour devenir une forme de nouveau colonialisme occidental plus insidieux et technologique.
Il a déploré l’asymétrie de ce système qui garantit le silence sur les manquements des autorités occidentales tout en utilisant les enjeux environnementaux ou humanitaires comme de simples prétextes à l’expansion de leur hégémonie.
L’ambassadeur a conclu en réitérant la détermination de l’Iran à s’opposer à cette nouvelle architecture de l’assujettissement, réaffirmant la souveraineté absolue de son pays face à un processus de domination occidentale qui ne dit pas son nom.
( AIP)
sdaf/haa

