Abidjan, 19 oct 2025 (AIP)- La candidate du Mouvement des générations capables (MGC), Simone Ehivet Gbagbo, ambitionne de renforcer le positionnement stratégique de la Côte d’Ivoire sur la scène régionale et internationale, en cas de victoire à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025.
Pour atteindre cet objectif, Mme Gbagbo mise sur une coopération régionale plus équitable, une diversification des partenariats stratégiques, ainsi que sur le développement d’une communication souveraine, capable de porter efficacement l’image et les ambitions du pays.
Elle propose également une diplomatie souveraine, fondée sur la valorisation de la culture, des sciences et de l’économie et prévoit en outre la création de nouvelles ambassades et l’acquisition d’une maîtrise des outils d’information socioéconomique et politique, afin d’assurer une autonomie dans la production et la diffusion des contenus stratégiques.
Le candidate du MGC dresse un état des lieux critique du contexte actuel, évoquant notamment l’héritage colonial persistant, la dépendance néocoloniale, l’ivoirisation inachevée de l’administration, et une intégration régionale non aboutie. Elle note cependant des avancées dans la modernisation et la digitalisation de l’administration publique.
Elle déplore, par ailleurs, l’affaiblissement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ainsi que les dérives internes telles que le népotisme, le manque de transparence, la corruption généralisée, et les lourdeurs administratives. Elle porte du doigt notamment des dysfonctionnements dans des structures clés comme la filière café-cacao, la Société de gestion des stocks pétroliers de Côte d’Ivoire (GESTOCI), l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI), ou encore la Caisse nationale de crédit et d’épargne (CNCE).
Dans le cadre du renforcement stratégique du pays, la candidate du MGC propose de repenser l’industrialisation au sein des ensembles régionaux tels que l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la CEDEAO et l’Union africaine (UA). Elle prône une industrialisation axée d’abord sur le marché intérieur, puis tournée vers l’exportation.
Elle recommande également l’actualisation de la politique industrielle commune de la CEDEAO, l’harmonisation des politiques industrielles nationales et l’unification des normes dans des domaines clés tels que le transport, le commerce, la douane, la concurrence, la certification, les finances et la propriété intellectuelle, afin de renforcer la compétitivité régionale.
Son programme de gouvernance repose sur sept axes prioritaires, à savoir, la refondation de l’administration publique, centrée sur le service au citoyen, la souveraineté économique, avec la fin de l’exportation brute des matières premières, la promotion d’une industrialisation populaire, la cohésion sociale, l’égalité d’accès aux soins de santé, etc.
(AIP)
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