Abidjan, 14 nov 2025 (AIP)- Un plan d’action destiné à aider les systèmes de santé à s’adapter à la hausse des températures et à la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes a été lancé jeudi 13 novembre 2025, à la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP30), à Belém, au Brésil.
Présentée comme « un moment crucial pour démontrer la force du secteur de la santé dans l’action climatique mondiale », l’initiative traduit une reconnaissance du lien entre crise climatique et crise sanitaire.
Alors que les négociations se poursuivent dans la ville amazonienne, gouvernements, agences onusiennes et partenaires ont adopté le Plan d’action de Belém pour la santé, qui place la réduction des inégalités d’accès aux soins au cœur des priorités. Son adoption, qui coïncide avec la Journée de la santé de la COP, souligne l’urgence sanitaire liée au réchauffement de la planète.
« Si notre planète était un patient, elle serait admise en soins intensifs », a averti le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, rappelant que les canicules, inondations, sécheresses et tempêtes aggravent l’insécurité alimentaire et hydrique, favorisent les maladies et perturbent les services essentiels.
Élaboré par l’OMS, l’université des Nations Unies et plusieurs partenaires, en collaboration avec le Brésil, le plan prévoit d’intégrer la santé dans les stratégies climatiques nationales, de renforcer la résilience des systèmes de santé, de mobiliser financements et technologies, et d’impliquer davantage les communautés locales dans la prise de décision.
Le Pavillon de la santé, piloté par l’OMS, s’impose par ailleurs comme un espace central de solutions tout au long de la COP30, abordant des thématiques allant de l’intelligence artificielle à la gestion des déchets, en passant par les droits humains.
Le Plan d’action de Belém ambitionne, in fine, de protéger les vies et de promouvoir la justice climatique, en accélérant la transition vers des systèmes de santé résilients et faiblement émetteurs.
(AIP)
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