Abidjan, 21 nov 2025 (AIP) – La Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) a condamné « fermement », vendredi 21 novembre 2025, des attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF), qui ont fait 89 morts en une semaine dans l’Est du pays, déjà confronté à une grave crise sécuritaire.
« La MONUSCO condamne fermement les attaques particulièrement meurtrières menées par le groupe armé ADF », précise un communiqué de la mission, indiquant que 89 civils ont été tués entre le 13 et le 19 novembre 2025 dans plusieurs localités de Lubero, dans la province du Nord-Kivu.
Parmi les victimes, au moins 20 femmes et un nombre indéterminé d’enfants ont péri à Baswagha, tandis qu’au moins 17 civils, dont des femmes, ont été tués à Byambwe, selon la MONUSCO.
Le communiqué signale également des exactions telles que des enlèvements, des pillages de médicaments, des incendies de maisons et la destruction de biens dans les localités de Mabiango, Tunarudi, Sambalysa, Thucha et Butsili.
Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, Bruno Lemarquis, a affirmé que la mission continuerait à soutenir les autorités congolaises dans leurs efforts pour protéger les civils et lutter contre l’impunité.
Le 19 novembre, le comité de protection communautaire de Lubero avait déjà rapporté la mort d’au moins 50 personnes en quatre jours dans la chefferie des Baswagha et le secteur de Bapere, attribuant ces violences au groupe ADF.
Selon le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST), plus de 120 groupes armés, dont le Mouvement du 23 mars (M23), se disputent le contrôle de l’Est de la RDC, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, pour des raisons « ethniques ou minières ». Les autorités congolaises ont placé ces régions en état de siège depuis mai 2021.
(AIP)
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