Divo, 28 nov 2025 (AIP) – Les membres du Conseil d’orientation et de surveillance (COS) du Centre hospitalier régional (CHR) de Divo se sont réunis à la préfecture de Divo, où ils ont adopté, mercredi 26 novembre 2025, la convention de partenariat public-privé entre le CHR de Divo et la société partenaire, OPHIR Technologie, en vue d’assurer la pérennisation et le passage à l’échelle des activités de télémédecine dans toute la région sanitaire du Loh-Djiboua, où des centres de santé ont bénéficié, de décembre 2024 à août 2025, de la phase pilote du projet de télémédecine.
La réunion du COS s’est tenue sous la présidence du préfet de région du Lôh-Djiboua et du département de Divo, Womblégnon Célestin, représenté par le secrétaire général de préfecture, Alla Yao Alain. Le COS est constitué de représentants de différents ministères et services techniques, dont ceux de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, du Budget, du Trésor public, de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, du conseil régional, du personnel non médical du CHR.
Selon le sous-directeur en charge de la télémédecine et des systèmes d’information hospitaliers au ministère de la Santé, Dr Berthé Abdramane, l’instauration de la télémédecine est l’expression de « l’ambition du ministère de la santé de déployer les soins de proximité partout en Côte d’Ivoire, en évitant aux populations de faire de longs déplacements vers les médecins et spécialistes de santé ».
La phase pilote du projet a reçu un financement de la coopération française. Pour la pérennisation du projet, il a fallu trouver une approche d’autofinancement en s’appuyant sur le nouveau cadre juridique de la réforme hospitalière de 2019 qui octroie une autonomie juridique aux établissements publics hospitaliers régionaux (EPHR, ex-CHR) et départementaux (EPHD, ex-hôpitaux généraux). Cela a permis d’établir un partenariat public-privé avec la société OPHIR Technologie, déjà partie prenante de la phase pilote.
Ce partenariat permet à la société partenaire d’équiper en matériel l’EPHR de Divo, hôpital de référence, et d’agir ensemble pour apporter à distance des soins aux patients. La télémédecine se définit comme la pratique médicale à distance, utilisant les technologies de l’information et de la communication, par l’entremise d’un ou plusieurs professionnels de santé pour donner des soins préventifs, curatifs, ou promotionnels à un ou plusieurs patients.

« Ce partenariat permet à ma société d’accompagner le CHR pour assurer la maintenance des équipements, mettre à disposition notre plateforme de télémédecine, fournir en accompagnement utilisateurs et formation du personnel, pour être en mesure de prendre en charge de façon efficace toutes nos populations », a précisé le directeur général d’OPHIR Technologie, Ange Bobi.
Selon le directeur de l’EPHR de Divo, Coulibaly Fendégué Drissa, « les retombées de cette convention sont énormes car, quelle que soit la localité où se trouve le patient, on peut faire les examens et les soins grâce aux appareils qui sont à la disposition des médecins et des infirmiers ». Il a relevé que la baisse du coût des examens à 6000 Fcfa, grâce à ce système, est un avantage supplémentaire pour les populations.
La phase pilote du projet qui a duré neuf mois a permis d’obtenir des résultats sanitaires tangibles, aboutissant à la prise en charge de 1503 patients avec la réalisation, entre autres, de 612 échographies, 107 électrocardiogrammes (ECG), 81 téléconsultations et 703 télé-expertises. Les centres de santé ruraux du département de Divo, bénéficiaires de ce projet, sont ceux de Tablédoukou et de Douaville, et les centres de santé urbains sont à Chiepo, Didoko, et Ogoudou.
Le représentant du préfet de région, Allah Yao Alain, et le directeur régional de la Santé, Dr Gokou Sébastien, ont salué la signature de cette convention et souhaité un succès au profit des populations. Ce projet est appelé à s’étendre à d’autres localités de la région grâce aux bénéfices générés dans la gestion des cinq premiers centres de santé bénéficiaires. La télémédecine est mise en œuvre aujourd’hui dans 172 établissements de santé de 21 régions sanitaires de la Côte d’Ivoire.
(AIP)
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