Bondoukou, 02 juin 2026 (AIP) – Les Organisations de la société civile (OSC) membres du Centre régional d’appui à la société civile (CRASC Est), ont entamé mardi 2 juin 2026, à Bondoukou un processus d’appropriation de l’ordonnance n°2024-368 relative à l’organisation de la société civile en Côte d’Ivoire, ratifiée par la loi n° 2025 – 386 du 11 juin 2025.
C’était à l’occasion d’un atelier de formation de deux jours initié par la Direction générale de l’administration du territoire (DGAT), avec l’appui du Projet d’appui à la société civile ivoirienne (PACI) financé par l’Union européenne et mis en oeuvre par Save the children.
Cette rencontre vise à permettre aux responsables d’OSC de mieux comprendre les innovations introduites par la réforme, de renforcer leur gouvernance interne et de réussir leur mise en conformité juridique, administrative et institutionnelle.
Ouvrant les travaux, le préfet de la région du Gontougo, préfet du département de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André, a souligné que cette réforme répond à la nécessité de moderniser un cadre juridique devenu obsolète.
« Les textes qui régissaient la société civile dataient de 1960 et étaient devenus dépassés. Aujourd’hui, l’État de Côte d’Ivoire a entrepris de réformer ce cadre juridique afin de mieux organiser le secteur et de permettre aux organisations de jouer pleinement leur rôle dans le développement national », a-t-il déclaré.
Pour le préfet, cette réforme est d’autant plus importante que les organisations de la société civile constituent désormais des acteurs majeurs dans la gouvernance et l’élaboration des politiques publiques.
« Si les acteurs ne maîtrisent pas les textes qui les régissent, ils ne pourront pas fournir des informations fiables permettant à l’État de prendre des décisions pertinentes », a-t-il expliqué.
Invitant les participants à tirer pleinement profit de la formation, il a insisté sur leur responsabilité de relayer les connaissances acquises auprès de leurs organisations respectives.
« Ces deux jours ne sont pas des jours de repos mais des jours de travail intense. Je vous demande d’accorder une attention particulière à tout ce qui sera présenté afin qu’à votre retour, vous puissiez transmettre ces connaissances aux membres de vos organisations », a-t-il recommandé.
Au nom du président du Conseil d’administration du Centre régional d’appui à la société civile de l’Est (CRASC-Est), la vice-présidente, Koné Koufimba, a salué une réforme qui ouvre de nouvelles perspectives aux OSC tout en renforçant leurs obligations en matière de gouvernance.
« L’adoption de cette nouvelle loi marque une étape significative dans l’évolution du cadre juridique régissant les organisations de la société civile. Elle traduit la volonté de l’État de moderniser les textes existants afin de les adapter aux exigences de transparence, de bonne gouvernance et de redevabilité », a-t-elle affirmé.
Selon elle, cette réforme constitue « une opportunité » pour renforcer la crédibilité et l’efficacité des OSC, mais également « une responsabilité » qui appelle à une amélioration des pratiques de gestion administrative, financière et organisationnelle.
Intervenant au nom de Save the Children et du projet PACI, la conseillère technique gouvernance et droits de l’enfant, Louise Mouguiro, a rappelé que les OSC évoluaient depuis plusieurs décennies sous un cadre juridique devenu inadapté aux réalités contemporaines.
Elle a estimé que l’ordonnance adoptée en 2024 puis ratifiée en 2025 marque « une avancée décisive vers une société civile mieux structurée, plus crédible et pleinement actrice du développement national ».

L’atelier réunit des responsables et membres d’OSC venus de plusieurs localités de l’Est de la Côte d’Ivoire (des régions du Gontougo et du Bounkani), dans l’objectif de renforcer leurs capacités et de favoriser une meilleure application du nouveau cadre juridique.
(AIP)
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