Béoumi, 26 nov 2025 (AIP)- Le complexe socio-éducatif de Béoumi a lancé, mercredi 26 novembre 2025, les activités des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles par une séance de sensibilisation à l’intention des élèves du lycée moderne de Béoumi, axée sur les violences basées sur le genre (VBG).
Cette activité s’inscrit dans la campagne nationale initiée par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant autour du thème : « Tous unis contre les violences numériques et les féminicides : prévenir, protéger, dénoncer ». Elle vise à informer les élèves sur les différentes formes de VBG et sur les risques juridiques liés aux comportements déviants en milieu scolaire et sur les réseaux sociaux.
Le professeur d’éducation permanente au sein du service socio-éducatif de Béoumi et sous-responsable du centre d’éducation spécialisée, Amankan Akré Charles Wilfried, a indiqué que cette rencontre vise à sensibiliser les élèves, identifiés comme un public exposé aux VBG. Il a expliqué que certains d’entre eux adoptent des comportements constitutifs de VBG sans en mesurer les implications, notamment la diffusion de contenus inappropriés sur les réseaux sociaux, les injures publiques et diverses formes d’atteintes à l’intégrité.
Il a rappelé les formes de VBG observées dans le département de Béoumi, notamment les violences physiques, verbales, psychologiques, sexuelles, les viols, les violences numériques, les féminicides, le harcèlement en ligne ainsi que d’autres pratiques incriminées par la loi. Il a précisé que l’objectif est d’amener les élèves à modifier leurs comportements, à signaler les cas rencontrés et à se rapprocher du centre social pour bénéficier d’une prise en charge. Il a également souligné l’importance de la diffusion de ces connaissances au sein des familles et de la communauté.
Le directeur du centre social de Béoumi, Tra Bi, a indiqué que ces 16 jours d’activisme sont mis à profit pour conduire des actions de sensibilisation destinées à prévenir les comportements déviants en milieu scolaire et communautaire. Il a annoncé que d’autres séances seront organisées dans les villages, au sein des associations et dans différents espaces communautaires afin de renforcer la prévention et l’information sur les phénomènes sociaux liés aux VBG.
L’adjoint au chef de service du commissariat de police de Béoumi, le commissaire Berthé Drissa, a expliqué le rôle de la police dans la protection des populations et a présenté les dispositions du code de procédure pénale modifié. Il a précisé que les infractions liées aux violences basées sur le genre sont désormais prises en compte par les textes en vigueur, notamment les faits commis à travers les outils numériques. Il a rappelé les peines encourues en cas de violences, citant entre autres le mariage forcé, la réduction en esclavage, les travaux domestiques forcés, l’attentat à la pudeur, le viol, le harcèlement sexuel, l’infanticide, la mise en danger d’autrui, les coups et blessures, le meurtre ou l’assassinat.
Il a souligné la fréquence des violences verbales en milieu scolaire, souvent non signalées, et a appelé les élèves à se détourner des conflits récurrents et des actes pouvant constituer des infractions pénales. Il les a invités à se consacrer à leurs études et à éviter les comportements susceptibles d’entraîner des poursuites.
(AIP)
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