Yamoussoukro, 07 déc 2025 (AIP) – Les centres de formation et académies, qui œuvrent dans la formation de jeunes footballeurs à la base, entendent désormais peser davantage dans l’écosystème du football ivoirien.
Dans cette perspective, leurs responsables ont engagé un processus de redynamisation et de réorganisation de leurs structures, à travers un atelier d’échanges tenu samedi 6 et dimanche 7 décembre 2025 à Yamoussoukro.
Selon le président de l’Association des centres de formation et académies de Côte d’Ivoire (ACFACI), Traoré Ahmed Mamadou, cette rencontre vise à « réfléchir à l’avenir » de ces structures, en définissant une orientation claire et une meilleure organisation pour contribuer efficacement au développement du football national.
M. Traoré a souligné que les acteurs font face à plusieurs difficultés, notamment la classification des structures entre centres de formation, académies et écoles de football, ainsi que la mise en place de compétitions adaptées aux jeunes de 8 à 17 ans.
« Tant que nous ne nous retrouvons pas pour définir notre avenir, personne ne le fera à notre place », a-t-il indiqué.
Concernant la collaboration avec la Fédération ivoirienne de football (FIF), Ahmed Traoré a assuré que les relations sont « excellentes ». Les participants prévoient d’élaborer un document de recommandations à l’issue de l’atelier, qui sera présenté lors d’un panel afin d’harmoniser les positions avec la FIF et le ministère en charge du sport. L’objectif est de « soutenir la fédération et contribuer à l’amélioration de son programme de développement », a-t-il expliqué.
Les centres de formation aspirent également à être reconnus comme groupement d’intérêt, un statut qui, selon eux, faciliterait leur prise en compte institutionnelle.
« Aujourd’hui, pour faire passer nos propositions, nous devons frapper à des portes. En étant reconnus, la fédération pourra nous solliciter naturellement pour les ateliers, séminaires et réflexions », a déclaré le président de l’ACFACI.
Sur la question du nombre d’enfants pris en charge, Traoré Ahmed Mamadou a rappelé que les activités couvrent plusieurs volets, dont un important aspect social. Certains jeunes, même sans perspective professionnelle dans le football, sont accompagnés pour favoriser leur intégration sociale. Il a illustré cet engagement par le cas récent d’un enfant en difficulté rencontrant des problèmes d’accès à l’électricité.
« Notre rôle dépasse le cadre sportif. Le football offre un cadre, des repères et un équilibre à ces enfants », a-t-il souligné.
Les travaux de Yamoussoukro devraient permettre à l’association de formaliser ses propositions afin de renforcer son rôle dans la structuration du football à la base en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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