Songon, 31 déc 2025 (AIP)- Le président de la Plateforme Santé, Kpan Mouty, a exigé la proclamation des résultats des élections pour le renouvellement de ses instances de l’Ordre des sages-femmes et maïeuticiens de Côte d’Ivoire (ONSFMCI), organisée le 2 août 2025.
Lors d’un entretien avec l’AIP au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Yopougon, lundi 29 décembre 2025, Kpan Mouty a dénoncé un « silence inacceptable » et exigé la libération immédiate du verdict des urnes.
« On ne peut pas organiser un vote en août 2025 et se retrouver en décembre sans savoir qui dirige l’Ordre. Ce retard fragilise la profession et sème le doute sur la transparence du processus. Or nous venons de finir avec les législatives, les résultats sont connus deux jours après. Maintenant pourquoi pour l’Ordre des sages femmes et maïeuticiens, cela fait cinq mois que les résultats ne sont pas proclamés? Nous réclamons la proclamation des résultats », a martelé Kpan Mouty.
Face à ce qu’il qualifie de rétention d’informations, Kpan Mouty appelle les autorités sanitaires notamment le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba et son cabinet à rendre publics les résultats tels qu’issus des procès-verbaux de dépouillement.
“Les petites choses provoquent des choses énormes qu’on ne maîtrise pas. J’interpelle l’Administration à se ressaisir et à proclamer les résultats de l’élection de l’ Ordre des sages femmes et maïeuticiens de Côte d’Ivoire, en respectant les décrets pris par eux-mêmes”, a déclaré le président de la Plateforme Santé.
Pour M. Kpan, ce “flou artistique” n’a que trop duré, alors, il interpelle directement les autorités sanitaires pour une sortie de crise rapide.
Ce blocage intervient dans un contexte où les sages-femmes et maïeuticiens réclament une meilleure reconnaissance de leur statut et des réformes structurelles au sein du système de santé ivoirien. L’absence d’un bureau ordinal légitime prive la profession d’un interlocuteur de poids face au gouvernement.
L’article 9 de la loi instituant l’Ordre national des sages-femmes et maïeuticiens précise que l’élection des membres du Conseil national est organisée par les soins du ministre chargé de la Santé, ce qui confère aux résultats issus des urnes une pleine valeur légale.
Or, en dépit de la tenue régulière des élections et de l’existence de procès-verbaux conformes, plus de cinq mois après le scrutin, le bureau élu par l’Assemblée générale n’a toujours pas été certifié ni publié par l’autorité de tutelle.
Le monde de la santé a désormais les yeux rivés sur le ministère de la Santé dont la réaction est attendue pour apaiser cette situation.
(AIP)
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