Niakara, 08 jan 2026 (AIP)—Des membres de la confrérie des chasseurs traditionnels, communément appelés dozos, ont mis hors d’état de nuire un réseau présumé d’écumeurs de domiciles opérant dans la ville de Niakara (Centre-nord ivoirien, région du Hambol) et les pistes du département éponyme , avec l’arrestation de deux individus, mercredi 7 janvier 2026, a appris l’AIP de sources concordantes.
Les deux suspects interpellés, présentés comme des repris de justice bien connus de l’administration pénitentiaire de Katiola, ont été remis au commissariat de police de Niakara pour les besoins de l’enquête.
Selon les informations recueillies, les dozos ont procédé à des fouilles minutieuses dans plusieurs habitations louées par les présumés malfaiteurs dans des quartiers périphériques de la ville.
Ces opérations ont permis la découverte d’un important lot de biens volés, notamment des matériels de construction, des motocyclettes, des appareils électroménagers de divers types, des meubles, des bombonnes de gaz , des panneaux solaires, des ustensiles de cuisine ainsi que de la volaille et des documents administratifs.
Pour de nombreux habitants, ces malfrats sont en liens avec l’assassinat de l’agriculteur Oumar Coulibaly Sié, survenu le dimanche 04 janvier 2026, sur la piste de Tafiré-Niédiékaha, l’un des présumés bandits, Cyprien Sanga étant connu à Niédiékaha, son village natal.
«Tout est parti d’un vol de poulets chez un aviculteur de Niakara », a expliqué à l’AIP un responsable de la confrérie des dozos de Niakara, Camille Kobénan dit Kobi, soulignant la vigilance et la réactivité des chasseurs traditionnels dans la protection des populations.
À la suite de ce coup de filet, de nombreuses victimes se sont rendues au Quartier général (QG) des dozos pour procéder à l’identification et au retrait de leurs biens retrouvés, en parfaite relation, dans certains cas, avec les déclarations auparavant faites au service du commissariat de police local. La satisfaction et le soulagement étaient perceptibles parmi les populations.
« Je dis grand merci aux dozos de Niakara, ils ont abattu un gros travail », a confié l’une des victimes, saluant l’engagement de la confrérie dans la sécurisation des biens et des personnes.
Par cette action saluée par les habitants, les dozos de Niakara réaffirment leur rôle d’auxiliaires communautaires de sécurité, en appui aux forces de l’ordre, dans la lutte contre l’insécurité et la délinquance dans la localité.
(AIP)
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