Abidjan, 10 jan 2025 (AIP)-Le ministère des Eaux et Forêts a publié, samedi 10 janvier 2026, un communiqué visant à apporter des clarifications sur les conventions de concession forestière, à la suite d’informations relayées par des organes de presse et sur les réseaux sociaux, mettant en cause la transparence de ce processus de gestion.
Cette réaction fait suite aux déclarations du Syndicat libre des agents de la Société de développement des forêts (SYLIA–SODEFOR) qui avait dénoncé, lors d’une conférence de presse tenue jeudi, de présumés dysfonctionnements dans l’attribution et la gestion des concessions forestières en Côte d’Ivoire.
En réponse, le ministère rappelle que face à la dégradation préoccupante du couvert forestier national, un diagnostic réalisé en 1999 avait recommandé l’ouverture de la gestion des forêts classées au secteur privé, afin de pallier l’insuffisance de financements publics et de promouvoir une gestion durable des ressources forestières. Cette orientation a été réaffirmée lors des États généraux de la forêt, de la faune et des ressources en eau organisés en 2015.
Dans cette dynamique, le gouvernement ivoirien a adopté en 2018, la Politique de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts, avec pour objectif d’atteindre un taux de couverture forestière nationale de 20 % à l’horizon 2030. Le Code forestier de 2019, notamment en son article 56, consacre la participation du secteur privé à la gestion du domaine forestier de l’État.
Pour l’application de ces dispositions, le décret n°2021-437 du 23 septembre 2021 a défini le cadre général de gestion des forêts classées éligibles au régime de concession, portant sur 86 forêts classées destinées à la réhabilitation.
Les demandes de concession sont examinées par une commission consultative interministérielle réunissant les ministères concernés, avant la signature des conventions par les autorités compétentes. La mise en œuvre de ces conventions associe l’ensemble des parties prenantes, y compris la SODEFOR, structure technique sous tutelle du ministère.
Selon le communiqué signé par la directrice de cabinet du ministère des Eaux et Forêts, le conservateur général Zouzou Mailly Elvire-Joëlle, les résultats enregistrés après deux années de mise en œuvre sont significatifs. Ils incluent la validation de 17 plans d’aménagement de forêts classées et d’agro-forêts, représentant un investissement de plus de 300 milliards FCFA sur dix ans, ainsi que des retombées sociales importantes au profit des communautés riveraines.
Ces actions ont permis le reboisement de plus de 5 000 hectares, le renforcement de la surveillance forestière, l’amélioration des capacités opérationnelles de la SODEFOR, et la création de près de 3 000 emplois directs, notamment pour les femmes et les jeunes.
Le ministère affirme que la mise en œuvre des conventions de concession a contribué de manière significative à freiner la déforestation et à relancer efficacement la réhabilitation des forêts. Il invite les populations à se rapprocher de ses services compétents pour toute information complémentaire et rassure quant à l’évolution conforme de la Stratégie de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts (SPREF).
(AIP)
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