Abidjan, 10 jan 2026 (AIP) – À cinq jours de la présidentielle prévue le 15 janvier 2026 en Ouganda, une coalition d’organisations de la société civile, ougandaises et régionales, a dénoncé le vendredi 9 janvier, un climat de violence et d’intimidation autour du scrutin.
Selon cette coalition, la militarisation du processus électoral et les pressions exercées sur l’opposition et les électeurs se sont accrues ces dernières semaines. Les organisations documentent une présence renforcée des forces armées autour des lieux de campagne et des bureaux de vote, ainsi que des avertissements adressés aux citoyens.
Godber Tumushabe, du Great Lakes Institute for Strategic Studies, a indiqué que le chef de l’armée et le porte-parole ont publié des mises en garde demandant aux électeurs de ne pas rester près des bureaux de vote après avoir voté, alors que la loi le permet à condition de rester à vingt mètres. Un officier supérieur de la quatrième division à Gulu a averti que ceux qui ne respecteraient pas cette consigne pourraient être arrêtés ou abattus.
La coalition a également reçu le soutien de militants de la région, notamment en Tanzanie, qui expriment leur solidarité face aux violences policières ayant marqué la précédente présidentielle. Tito Magoti, avocat des droits humains, a appelé les autorités à renoncer à la force et à garantir la protection des citoyens pendant le scrutin.
Les organisations réclament une désescalade immédiate et des garanties pour que tous les électeurs puissent participer au vote le 15 janvier sans intimidation ni menace. Elles appellent à la protection des libertés publiques et au respect du droit de vote des citoyens ougandais.
Huit candidats sont en lice pour cette élection parmi lesquels le président Yoweri Museveni, aujourd’hui âgé de 80 ans et au pouvoir depuis quatre décennies, et son principal opposant, Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine.
(AIP)
eaa/cmas

