Abidjan, 10 jan 2026 (AIP) – Les cinq partis représentés au Parlement groenlandais ont rejeté, vendredi 9 janvier 2026, les propos du président américain Donald Trump évoquant un possible recours à la « manière douce » ou « forte » pour acquérir le Groenland, rapportent des médias internationaux.
Dans une déclaration commune, les partis ont affirmé que l’avenir du Groenland relevait exclusivement du choix des Groenlandais. « Nous ne voulons pas être Américains, nous ne voulons pas être Danois, nous voulons être Groenlandais », ont-ils déclaré, en insistant sur l’absence de droit d’ingérence d’autres pays dans les décisions du territoire autonome danois.
Donald Trump justifie son intérêt pour le Groenland par des raisons stratégiques et sécuritaires, affirmant que les États-Unis doivent empêcher que la Russie ou la Chine ne contrôlent l’île arctique, riche en ressources et proche de l’Amérique du Nord. Il soutient que cette acquisition permettrait de protéger la sécurité américaine et de préserver l’influence géopolitique des États-Unis dans la région.
Le Danemark et Nuuk, la capitale du Groenland, principal centre administratif, politique et économique du territoire autonome danois, ont contesté ces arguments. Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a déclaré que le Groenland ne faisait pas l’objet d’investissements chinois massifs et a rappelé la souveraineté du royaume. La Première ministre Mette Frederiksen a averti qu’une action militaire américaine sur le territoire danois, membre de l’Otan, serait inacceptable.
Depuis 1951, un accord de défense entre le Danemark, le Groenland et les États-Unis permet toutefois aux forces américaines d’opérer sur l’île sous réserve d’information préalable aux autorités locales.
(AIP)
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