Guiglo, 13 jan 2026 (AIP) – Le Consultant, Expert senior en environnement et social, ESG, RSE, durabilité et climat, Léandre Yaméogo, a initié, lundi 12 janvier 2026, à Guiglo, une séance de consultation des parties prenantes du projet de développement communautaire et local, dans le cadre de la préparation de ce projet qui sera mis en œuvre dans le Grand Ouest de la Côte d’Ivoire (district des Montagnes).
À l’étape du Cavally (Guiglo), relativement à ce projet qui sera également mis en œuvre dans le Guémon (Duékoué) et le Tonkpi (Man), M. Yaméogo a indiqué que le projet de développement communautaire et local aura les mêmes activités et la même orientation que le projet de Cohésion sociale des régions Nord du pays (COSO), en cours d’exécution dans le Nord du pays.
Le projet COSO est un projet régional conclu en 2022, entre le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo, avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale (BM). Il cible les communautés des régions frontalières du Nord exposées aux risques et aux effets de fragilité, de conflits, de violences et aux changements climatiques.
Il est inscrit dans le Plan national de développement (PND) 2021-2025, notamment à travers le pilier 4 « Renforcer l’inclusion sociale », en s’appuyant sur la création de pôles économiques locaux, l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base (pilier 5), et la vision d’une Côte d’Ivoire solidaire. Ce projet concerne 10 régions, à savoir la Bagoué, le Tchologo, le Gontougo, le Bounkani, le Worodougou, le Béré, le Poro, le Folon, le Kabadougou et le Bafing, rappelle-t-on.
« Notre mission dans le district des Montagnes est de procéder à la consultation publique des parties prenantes du projet. Cela inclut les autorités régionales, les directions techniques régionales, les ONG, les associations, les organisations professionnelles agricoles (OPA), ainsi que toutes les personnes susceptibles d’avoir un intérêt dans le projet à venir. Il s’agit également de leur communiquer des informations sur le projet, notamment les risques et impacts potentiels négatifs, mais aussi les impacts potentiels positifs, qu’ils soient environnementaux ou sociaux », a-t-il expliqué à l’AIP.
Léandre Yaméogo a ajouté que le projet s’articulera autour de quatre composantes, dont trois auront un impact direct sur les populations et les communautés locales. Il s’agit notamment du renforcement des capacités, de la réalisation d’infrastructures de base et du partage de connaissances. Cela constitue l’une des premières étapes, conformément aux procédures de la Banque mondiale, bailleur du projet.
L’Expert-Concultant a précisé que la Banque mondiale exige, dans le cadre de la norme environnementale et sociale n°10, l’organisation de consultations publiques, afin de recueillir les recommandations, avis, suggestions et éventuelles plaintes des parties prenantes, en vue de mieux concevoir le projet et de répondre aux attentes des populations bénéficiaires.
À l’issue de ces consultations, deux documents, à savoir le plan de mobilisation des parties prenantes et le cadre de gestion environnementale et sociale, seront élaborés et versés au dossier de la Côte d’Ivoire, en vue de sa présentation au conseil d’administration de la BM, pour validation. La mise en œuvre du projet concernera 600 sites retenus.
(AIP)
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