Niakara, 14 jan 2026 (AIP) – Le maire de la commune de Niakara, Pierre Koné, a rencontré, mardi 13 janvier 2026, les bouchers du marché de la ville, face à la hausse persistante du prix du kilogramme de viande de bœuf, vendu entre 2 000 et 2 500 FCFA, en violation des tarifs réglementaires.
Cette rencontre fait suite à l’entrée en vigueur d’un arrêté préfectoral signé le 22 avril 2025 par le préfet de Niakara, Maténin Ouattara, dans le cadre de la lutte contre la cherté de la vie. Fruit d’un consensus entre les bouchers, la chefferie traditionnelle, les services techniques de l’État et les autorités municipales, cet arrêté fixe le prix de vente de la viande de bœuf à 1 800 FCFA le kilogramme avec os et à 2 000 FCFA sans os sur les marchés de Niakara, Tafiré et de Tortiya.
Malgré ces dispositions, les prix demeurent instables sur le marché de Niakara, provoquant incompréhension et mécontentement parmi les consommateurs. Le maire a donc échangé avec les bouchers pour comprendre les causes de cette flambée et identifier, avec tous les acteurs de la filière, des solutions durables visant à stabiliser les prix et préserver le pouvoir d’achat des habitants.
Lors des échanges, le président des bouchers, Souleymane Touré, a expliqué cette hausse par le coût élevé d’achat des animaux auprès des éleveurs, impactant directement le prix du kilogramme de viande proposé à la vente.
Huit bouchers de Niakara avaient récemment été sanctionnés pour non-respect des prix homologués. Initialement condamnés à une amende d’un million de FCFA chacun, le montant a été ramené à 300 000 FCFA après négociations. Leurs activités avaient également été suspendues pendant 48 heures, avant de reprendre le jeudi 12 décembre 2025, à l’issue du paiement des pénalités et de leur engagement à respecter le prix réglementaire de 2 000 FCFA le kilogramme.
À l’issue de la rencontre, des habitants, notamment des actrices du secteur de la restauration, ont salué l’initiative du maire tout en dénonçant certaines pratiques. Ils ont notamment regretté l’acheminement de bœufs et de viande vers d’autres localités, y compris des zones d’orpaillage clandestin ou vers Abidjan, au détriment du marché local, pourtant doté d’un marché à bétail.
Les populations ont ainsi appelé à une implication plus active des éleveurs dans les discussions, afin de définir des conditions claires de commercialisation du bétail et de garantir un accès équitable et à coût raisonnable à la viande pour les habitants de la commune.
D’autres rencontres sont prévues par les autorités municipales avec l’ensemble des acteurs de la filière bétail-viande, en vue d’assurer le respect strict des prix réglementaires et le bien-être des consommateurs de Niakara.
(AIP)
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