Par Jean Cyrille Ouattara/ Benjamin Bassolé
Abidjan, 15 jan 2026 (AIP)- Au Palais des Sports de Treichville, les supporters sénégalais n’ont pas seulement regardé une demi-finale. Ils l’ont vécue, vibrée, et finalement embrasée. Pour la victoire des Lions de la Téranga face à l’Égypte, l’ambiance a traversé tous les états. De l’angoisse étouffante à une liesse explosive, les supporters comme des lions ont rugi en transformant le Palais des sports en un chaudron incandescent de passion.
La deuxième mi-temps : tout le monde sur les nerfs
Vers la 70ᵉ minute, l’atmosphère est devenue lourde. Les encouragements se sont transformés en cris rauques pour soutenir les défenseurs sénégalais, qui résistaient tant bien que mal. Dans la salle, on voyait des visages tendus, des mains serrées, des gens qui chuchotaient, inquiets.
« Si on continue de rater nos occasions, ils vont finir par marquer », a dit un supporter, la voix serrée par le stress. Un autre a failli tomber de sa chaise en sursautant après un tir manqué, faisant rire les gens autour de lui . Il le fallait pour pour corriger la nervosité se lisait sur tous les visages.
Et puis, l’explosion de joie.
Le but de Sadio Mané a tout changé. Une vague de bonheur a balayé la peur. D.Faye, un étudiant, s’est levé d’un bond et s’est mis à agiter son drapeau comme un fou. Dans les escaliers, bondés de supporters, c’était la folie. Les gens s’embrassaient, sautaient en même temps, se parlaient dans l’oreille en criant de joie.
« Nous, on sait les battre ! » a hurlé un fan, sa voix couverte par le bruit de la foule qui attendait impatiemment la fin du match.
Le coup de sifflet final : le bonheur éclate
Quand l’arbitre a sifflé la fin du match, le Palais des Sports est parti en vrille. La joie était totale et immense. On aurait même à dire que la salle se liquéfiait sous une vague de bonheur. Des groupes couraient partout, ivres de joie, se prenant dans les bras, ne criant que « Bravo les Lions ! » encore et encore. L’émotion était si forte que certains avaient du mal à parler. «
Je suis tellement content… tellement heureux », a réussi à dire un homme, essoufflé d’avoir tant sauté et crié.
La fête a débordé à l’extérieur. Autour du Palais, c’était comme un grand carnaval. Des voitures pleines à craquer de supporters klaxonnaient sans arrêt, avec des gens à moitié sortis par les fenêtres en criant de joie. Des passants, étonnés ou un peu inquiets, regardaient ce spectacle sans rien dire.
« C’est la fête ! » scandaient les plus excités. S’imprégnant de toute cette débauche d’énergie, d’autres heureux ont préféré gardé le calme.
Une confiance totale pour la finale
Dans tout ce bonheur, plus personne ne se souciait de l’autre match. La confiance avait remplacé le doute.
« On n’a peur de personne », lançait un supporter en partant fêter ailleurs. Cheikk-Oumar, un vendeur de téléphones qui avait peint son visage aux couleurs du Sénégal, rayonnait de fierté.
« On va gagner la finale. Et cette Coupe, c’est un peu pour la Côte d’Ivoire aussi », disait-il, montrant ainsi sa reconnaissance envers le pays hôte.
De la peur intense au bonheur absolu, le Palais des Sports a vécu une nuit magique. Ce n’était plus juste un endroit pour regarder un match, mais le centre de tous les espoirs sénégalais. Maintenant, plus qu’un match contre le Maroc les sépare du titre.
(AIP)
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