Abidjan, 15 jan 2026 (AIP) – Le ministère ivoirien des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a formellement démenti, jeudi 15 janvier 2026, l’existence d’une redevance pastorale de passage des troupeaux transhumants, fixée à 3 500 Francs CFA par tête de bétail dans la zone Nord du pays, information largement relayée sur les réseaux sociaux.
Dans un communiqué signé à Abidjan, le MIRAH précise que cette information « n’est adossée à aucun texte réglementaire en vigueur » et ne saurait, en conséquence, engager les acteurs de la transhumance.
Il indique, par ailleurs, que son département ministériel est actuellement engagé dans l’élaboration de textes réglementaires nationaux relatifs à la gestion de la transhumance et aux éventuelles redevances pastorales.
Ces projets de textes, souligne le communiqué, seront soumis à la procédure légale de promulgation conformément aux dispositions en vigueur, avant toute application sur le terrain.
Face aux risques de tensions et d’abus que pourrait susciter la diffusion de telles rumeurs, le ministère invite l’ensemble des acteurs concernés – éleveurs, organisations professionnelles, autorités administratives, coutumières et forces de sécurité – à ne se conformer à aucune exigence de paiement liée à cette prétendue taxe.
Il exhorte également les populations à signaler toute tentative de perception illégale aux autorités compétentes, afin de préserver l’ordre public et d’éviter les conflits liés à la transhumance, notamment dans les zones sensibles.
Le ministre en appelle au sens de responsabilité, au calme et à la vigilance de tous les acteurs impliqués dans la mobilité pastorale. Il réaffirme l’engagement du Gouvernement à œuvrer pour une transhumance apaisée, sécurisée et conforme aux textes réglementaires, dans un esprit de cohésion sociale et de coexistence pacifique entre les communautés d’éleveurs et d’agriculteurs.
Cette mise au point intervient dans un contexte marqué par des tensions récurrentes liées à la circulation des troupeaux, où la diffusion d’informations non vérifiées peut accentuer les incompréhensions et fragiliser le vivre-ensemble, particulièrement dans les zones rurales du nord du pays.
(AIP)
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