Abidjan, 19 jan 2026 (AIP) – L’économie mondiale devrait éviter une récession en 2026, mais sa croissance restera en deçà de son potentiel, selon un rapport des Nations-Unies.
Publié jeudi 8 janvier 2026, le rapport anticipe une progression du produit intérieur brut (PIB) mondial de 2,7 %, contre 2,8 % en 2025 et une moyenne de 3,2 % avant la pandémie.
D’après le rapport World economic situation and prospects du Département des affaires économiques et sociales de l’ONU (DESA), la résilience observée en 2025, en dépit de la hausse des droits de douane américains et des tensions commerciales, a été portée par la solidité de la consommation des ménages et le reflux progressif de l’inflation.
Toutefois, cette dynamique demeure fragile, en raison d’un niveau d’investissement encore faible et de marges budgétaires réduites dans de nombreux pays.
L’ONU souligne que l’impact différé des tensions commerciales, conjugué à un climat d’incertitude macroéconomique et financière accru, devrait se faire davantage sentir en 2026. Les risques sont accentués par un endettement mondial élevé, en particulier dans les pays en développement, limitant la capacité des États à soutenir l’activité économique.
Les perspectives régionales restent contrastées. La croissance atteindrait 2 % aux États-Unis, soutenue par des politiques économiques plus accommodantes, tandis qu’elle demeurerait modérée dans l’Union européenne à 1,3 %, pénalisée par l’incertitude géopolitique et la faiblesse des exportations.
En Asie, la croissance resterait dynamique mais en ralentissement, avec 4,6 % en Chine et 6,6 % en Inde. En Afrique, elle est attendue à 4 %, en légère amélioration, mais demeure exposée aux chocs climatiques et à un niveau d’endettement élevé.
Sur le plan des échanges, le commerce mondial, après une progression de 3,8 % en 2025, devrait ralentir à 2,2 % en 2026. L’inflation mondiale, en repli, est attendue à 3,1 %, mais les prix élevés continuent de peser sur le pouvoir d’achat des ménages.
« Même si l’inflation recule, les prix élevés et toujours en hausse continuent d’éroder le pouvoir d’achat des plus vulnérables », a souligné Li Junhua, secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires économiques et sociales.
« Pour que la baisse de l’inflation se traduise par de réelles améliorations pour les ménages, il faut préserver les dépenses essentielles, renforcer la concurrence sur les marchés et s’attaquer aux facteurs structurels à l’origine des chocs récurrents sur les prix ».
Face à ces défis, l’ONU appelle à un renforcement de la coopération multilatérale afin de stabiliser une économie mondiale qui, sans sombrer, reste durablement sous contrainte.
(AIP)
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