Abidjan, 20 jan 2026 (AIP) – L’élection de Jérôme Patrick Achi à la présidence de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, samedi 17 janvier 2026, marque une étape significative dans la vie institutionnelle du pays. Plébiscité par une large majorité de ses pairs, le nouveau président de la Chambre basse a immédiatement donné le ton d’un mandat placé sous le sceau de la responsabilité, du dialogue et de la consolidation démocratique.
Dès son premier discours après son élection, Jérôme Patrick Achi s’est inscrit dans une posture de rassemblement. Loin de toute exaltation partisane, il a rappelé la solennité de la charge qui lui est confiée et la nécessité, pour l’Assemblée nationale, de demeurer le creuset du débat républicain, respectueux des différences mais résolument tourné vers l’intérêt général.
En saluant son prédécesseur pour l’œuvre accomplie et la modernisation de l’institution parlementaire, il a affirmé sa volonté de s’inscrire dans une continuité apaisée, tout en ouvrant de nouvelles perspectives.
Cette orientation s’est trouvée confirmée et approfondie lors de son discours à l’ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale, à l’occasion de la rentrée parlementaire. Face aux députés, le président Achi a livré une lecture lucide de l’environnement sous-régional, marqué par des tensions sécuritaires, politiques et économiques persistantes.
À cet égard, son message a résonné comme un appel à la vigilance collective : la stabilité, a-t-il souligné, n’est jamais un acquis, mais une construction quotidienne exigeant des institutions solides, des dirigeants responsables et des peuples confiants.
Dans ce contexte, le président de l’Assemblée nationale a mis en exergue le choix stratégique opéré par la Côte d’Ivoire depuis 2011 : celui de la paix, des réformes et d’une vision de long terme, sous l’impulsion du président de la République, Alassane Ouattara. Un choix qui impose aujourd’hui au Parlement un devoir accru d’exemplarité, de rigueur législative et de contrôle efficace de l’action gouvernementale.
Au-delà des mots, Jérôme Patrick Achi a surtout esquissé une méthode. Dialogue permanent avec l’opposition et les députés non inscrits, respect mutuel, responsabilité partagée : autant de principes qu’il érige en piliers du fonctionnement de la législature.
Cette approche, empreinte de gravité et de mesure, vise à faire de l’Assemblée nationale non pas un lieu de confrontation stérile, mais un espace de co-construction au service de la démocratie et du développement.
Ainsi, à travers ses deux premières prises de parole majeures, le nouveau président de l’Assemblée nationale a clairement dessiné les contours de son leadership : un leadership de stabilité, d’écoute et de continuité institutionnelle.
Dans une sous-région en quête de repères, ce positionnement apparaît comme un signal fort, tant pour les acteurs politiques nationaux que pour les partenaires de la Côte d’Ivoire. Reste désormais à traduire cette ambition en actes durables, afin que le Parlement demeure l’un des piliers les plus solides de l’État de droit ivoirien.
(AIP)
zaar

