Abidjan, 20 jan 2026 (AIP) – Le directeur général du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité, Mamadou Berté, a appelé le mardi 20 janvier 2026 à Abidjan, à une politique d’exportation mieux ajustée afin de garantir de meilleurs revenus aux producteurs de noix de cajou et de renforcer la compétitivité de la transformation locale.
Parrain de la 6e édition des Journées nationales des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire (JNEC-CI), M. Berté a indiqué que le thème, “Quelle politique d’exportation pour un meilleur revenu aux producteurs de noix de cajou et une transformation plus compétitive en Côte d’Ivoire ?”, touche à deux enjeux majeurs de la filière, à savoir l’amélioration durable des revenus des producteurs et le développement d’une industrie locale performante, créatrice de valeur et d’emplois.
Il a relevé que les performances enregistrées ces dernières années confirment la pertinence d’intégrer pleinement la problématique de l’exportation dans la mise en œuvre de la politique nationale de développement de la chaîne de valeur de l’anacarde.
Malgré un contexte international marqué par la baisse du dollar et certaines mesures tarifaires, la Côte d’Ivoire a commercialisé, au titre de la campagne 2025, une production de 1.549.222 tonnes de noix de cajou, en nette progression par rapport aux 944.673 T de 2014 et aux 1.225.200 T de 2023.
La transformation locale a également connu une avancée significative, avec 679.579 tonnes transformées, soit près de 43% de la production nationale, contre environ 344.026 T en 2024. Ces performances positionnent la Côte d’Ivoire comme le 3e transformateur mondial de noix de cajou et le 2e exportateur de produits transformés.
M. Berté a toutefois souligné que parallèlement à cette dynamique de transformation, le pays demeure le premier exportateur mondial de noix brutes, avec plus de 860.000 T exportées, principalement vers le Vietnam et l’Inde. Il a rappelé que les exportations continuent de jouer un rôle central dans le financement de la filière, représentant plus de la moitié des revenus générés par le secteur.
Pour lui, l’exportation des noix brutes, longtemps perçue comme un levier de mobilisation de devises, doit désormais être repensée afin de créer davantage de valeur ajoutée au niveau local, d’assurer une meilleure redistribution des revenus aux producteurs et d’accompagner les transformations structurelles de la filière.
Il a assuré que le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité reste pleinement engagé à promouvoir une régulation équilibrée et transparente, à soutenir la modernisation et la compétitivité des unités de transformation, à améliorer l’organisation des producteurs et à favoriser un environnement propice aux investissements durables et responsables.
« Notre ambition est de bâtir une filière anacarde performante, équitable et résiliente, créatrice de richesses et d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes », a-t-il déclaré, appelant les JNEC-CI à déboucher sur des recommandations concrètes et des orientations stratégiques partagées.
(AIP)
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