Aboisso, 31 jan 2026 (AIP) – La Fondation de recherche et de conseil pour les migrants africains (RECFAM) a réaffirmé son engagement à soutenir les efforts nationaux et communautaires de lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) au Ghana et en Côte d’Ivoire, à l’occasion de la Journée mondiale dédiée à ces pathologies, célébrée chaque 30 janvier, rapporte un communiqué transmi à l’AIP.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Ghana est endémique pour 14 des 20 MTN recensées à l’échelle mondiale, dont la filariose lymphatique, l’onchocercose, la schistosomiase et l’ulcère de Buruli. Face à cette situation, les autorités sanitaires ghanéennes ont mis en place le Plan directeur national de lutte contre les MTN 2021-2025, axé sur des approches intégrées et centrées sur les populations.
De même, la Côte d’Ivoire est confrontée à cinq MTN nécessitant une administration massive de médicaments, notamment la filariose lymphatique, la schistosomiase, les helminthiases intestinales, le trachome et l’onchocercose. La riposte nationale s’appuie sur le Plan directeur de lutte contre les MTN 2021-2025, piloté par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle.
En synergie avec ces stratégies nationales, RECFAM indique travailler en étroite collaboration avec les communautés, les autorités sanitaires et plusieurs partenaires afin de renforcer la mobilisation communautaire, l’éducation à la santé, la sensibilisation, les actions transfrontalières et la promotion de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (WASH).
La Fondation relève que la persistance des MTN est favorisée par plusieurs facteurs, notamment la pauvreté, la stigmatisation, les croyances culturelles, le faible niveau d’éducation, l’insuffisance des infrastructures sanitaires et l’accès limité à l’eau potable et à l’assainissement. S’y ajoute l’exploitation illégale de l’or qui aggrave les conditions sanitaires et environnementales dans certaines zones, compromettant l’atteinte de l’objectif d’élimination des MTN fixé par l’OMS à l’horizon 2030.
« L’élimination des MTN nécessite un leadership national fort et une participation active des communautés. RECFAM est fier de soutenir la mise en œuvre des plans directeurs nationaux au Ghana et en Côte d’Ivoire afin qu’aucune communauté ne soit laissée pour compte », a déclaré le fondateur et président de l’organisation, Dr Mbinglo Alfred.
RECFAM a lancé un appel aux gouvernements, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux organisations de la société civile, en vue de renforcer la collaboration et d’accélérer les actions pour l’élimination durable des maladies tropicales négligées.
(AIP)
akn/cmas

