Yamoussoukro, 3 fév 2026 (AIP) – Les chauffeurs de taxis communaux de Yamoussoukro bénéficient d’un délai de quatre mois, soit 120 jours, pour se conformer à la réglementation interdisant l’utilisation du gaz butane comme carburant, au terme d’une rencontre tenue mardi 3 février 2026 avec les autorités préfectorales, à la suite d’une opération de démantèlement de dépôts illégaux de gaz dans la capitale politique.
Cette opération menée par les services du ministère du Pétrole, de l’Énergie et des Mines a eu un impact direct sur de nombreux taxis communaux qui utilisaient ce combustible en dépit de la réglementation en vigueur.
Au terme des échanges, il a été décidé d’accorder aux chauffeurs un délai de quatre mois, soit 120 jours, pour une phase de sensibilisation progressive à l’abandon du gaz butane. Durant cette période, ils sont invités à se conformer à la source d’énergie principale mentionnée sur la carte grise de leurs véhicules.
Un représentant du ministère technique a précisé que l’action de l’État ne vise pas directement les chauffeurs, mais les dépôts et sites pratiquant des activités illégales, notamment le transvasement clandestin du gaz vers les véhicules.
« Notre mission concerne le contrôle des dépôts et des circuits de distribution. Nous n’arrêtons pas les taxis. Nous démantelons les installations illégales qui mettent en danger les populations », a-t-il expliqué.
Selon lui, ces pratiques présentent de sérieux risques pour la sécurité publique en raison des fuites de gaz susceptibles de provoquer incendies, explosions ou intoxications dans les quartiers riverains. Les sites incriminés font ainsi l’objet de saisies de bouteilles et d’équipements, suivies de fermetures systématiques.
Les autorités rappellent que le transvasement du gaz butane comme carburant est formellement interdit par la loi et ne peut bénéficier d’aucune tolérance. Parallèlement, une campagne de sensibilisation est en cours à travers les médias et des affichages publics afin d’informer les populations sur les dangers liés à cette pratique.
L’installation et l’exploitation d’un dépôt de gaz sont, en outre, soumises à une procédure stricte comprenant inspections techniques, autorisations administratives et contrôles semestriels obligatoires.
Présent à la rencontre, le directeur général du Haut Conseil du patronat des entreprises de transport routier, Diaby Ibrahim, a indiqué que l’arrêt de travail des taxis résultait des incompréhensions suscitées par l’opération de répression.
Mandaté par le ministre des Transports, il a engagé des discussions avec les transporteurs et les autorités locales afin de privilégier le dialogue et le respect de la réglementation.
« Nous avons conscience du danger que représente le gaz butane dans les véhicules. Nous nous engageons à mener une vaste campagne de sensibilisation pour sortir progressivement de cette source d’énergie et promouvoir un transport plus sûr pour les populations », a-t-il déclaré, saluant l’écoute et la compréhension des autorités préfectorales.
Il a annoncé la reprise totale des activités de transport à Yamoussoukro et assuré qu’un rapport sera transmis aux ministères concernés pour un accompagnement des acteurs du secteur.
Les responsables invitent enfin les populations à signaler tout site suspect afin de renforcer la sécurité collective.
(AIP)
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