Koun-Fao, 7 fév 2026 (AIP) – L’inspecteur de l’enseignement préscolaire et primaire de Koun-Fao a exhorté les parents du département à procéder à la déclaration des naissances de leurs enfants, afin d’éviter des difficultés lors des examens scolaires, au cours d’une réunion d’information tenue vendredi 6 février 2026, à la salle de conférence de la préfecture.
La rencontre a été présidée par le secrétaire général de préfecture, Soungalo Diakité, en présence des autorités administratives, éducatives et municipales.
Intervenant à cette occasion, le premier responsable de la circonscription préscolaire et primaire, Ehora dit Ali, a insisté sur la nécessité pour les parents de déclarer leurs progénitures à l’état civil, soulignant que l’absence d’extrait de naissance constitue un handicap majeur pour l’inscription aux examens du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) et à l’entrée en classe de sixième.
Il a révélé qu’à ce jour, environ 177 enfants du département ne disposent pas d’extrait de naissance, les empêchant d’être pris en compte dans les fichiers de l’État, une situation qui les expose à une forme d’apatridie administrative.
Pour sa part, le quatrième adjoint au maire, Manon Déjà, a informé l’assistance de l’ouverture des bureaux d’une organisation non gouvernementale au sein de la mairie, en vue d’accompagner les parents dans les démarches de déclaration des naissances, invitant ces derniers à ne plus faire preuve de réticence.
Au-delà de la question des actes de naissance, l’inspecteur de l’enseignement préscolaire et primaire a également attiré l’attention sur la sécurité des enseignants affectés par l’État dans les villages, déplorant des cas de violences dont certains sont victimes, et appelant les communautés à leur offrir un cadre de travail sécurisé.
Il a, en outre, exhorté les parents à veiller à la bonne conservation des manuels scolaires mis à la disposition des élèves par l’État, relevant que plus de la moitié des ouvrages prêtés reviennent endommagés. Il a appelé à une plus grande vigilance des parents, notamment en protégeant les livres, afin de préserver la chaîne de solidarité engagée par l’État pour l’éducation des enfants.
La rencontre s’est tenue en présence du sous-préfet de Koun Fao , Kadja, Patricia épouse Dakoury.
(AIP)
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