Bouaké, 14 fév 2026 (AIP)- Vingt agents de police affectés aux points de contrôle intérieur, issus de la préfecture de police de Bouaké et des commissariats de Katiola, Botro, Ferkessédougou, Béoumi, Dabakala, Sakassou, Niakara, Boundiali et Kouto, ont pris part du lundi 9 au vendredi 13 février 2026 à Bouaké à un atelier de formation organisé par le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD), en collaboration avec le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité.
Cette session s’inscrivait dans la composante 1 du projet « Renforcement des capacités en gestion des frontières et prévention de la traite des personnes en Côte d’Ivoire (BMTHB CI) », financé par le ministère de l’Intérieur de la République tchèque.
Pendant cinq jours, les participants ont été formés aux techniques de contrôle documentaire de premier et de deuxième niveau, à l’identification des documents de voyage et d’identité frauduleux, aux méthodes de détection des tentatives d’usurpation d’identité et aux bonnes pratiques en matière de contrôle migratoire à l’intérieur du territoire.
À l’issue de la formation, des équipements portables de contrôle documentaire de deuxième niveau ont été remis aux services bénéficiaires afin de renforcer l’efficacité des contrôles sur le terrain. Selon les organisateurs, cette initiative vise à améliorer la vigilance et la réactivité des unités de police de contrôle intérieur, à renforcer la sécurité sur les corridors stratégiques et à contribuer à la mise en œuvre de la Politique nationale de gestion intégrée des frontières adoptée par la Côte d’Ivoire.

Le chargé de projet au Centre international pour le développement des politiques migratoires, Kra Emile Kouakou, a indiqué que cette session s’inscrit dans une série de formations sur la lutte contre la fraude documentaire et l’usurpation d’identité. Il a précisé que l’atelier de Bouaké fait suite à un regroupement organisé à Abengourou et qu’il est destiné aux unités de contrôle opérant à l’intérieur du pays sur les axes stratégiques.
Selon lui, cette formation complète celles déjà dispensées aux agents et officiers de police des frontières, afin de renforcer le dispositif de contrôle sur l’ensemble du territoire. Il a expliqué que ces unités doivent être en mesure d’intercepter et de contrôler les documents de voyage et d’identité, en raison du lien entre la fraude documentaire et plusieurs formes de criminalité transnationale.
Le responsable du projet a relevé que les techniques de fraude évoluent et que les agents doivent adapter leurs méthodes de travail. Il a indiqué que le projet, mené en collaboration avec le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité et financé par le ministère de l’Intérieur de la République tchèque, vise à consolider les compétences et à harmoniser les pratiques entre les postes frontaliers et les unités opérant à l’intérieur du pays. Il a remercié les autorités administratives et policières pour leur collaboration dans l’organisation de l’atelier à la préfecture de police de Bouaké.
Représentant le préfet de police lors de la cérémonie de clôture, le chef du district de police de Bouaké, Digbeu Simon, a félicité les participants pour leur implication. Il a indiqué que la formation constitue un renforcement des capacités des agents appelés à assurer les contrôles d’identité et à faire face aux enjeux liés aux migrations et aux menaces sécuritaires.
Il a ajouté que les participants ont reçu des outils techniques et du matériel destiné à améliorer leur efficacité opérationnelle. Le commissaire principal de police a, au nom de sa hiérarchie, adressé des remerciements aux responsables de l’ICMPD pour leur contribution au perfectionnement des agents de la police nationale.
(AIP)
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