Abidjan, 20 mai 2026 (AIP) – La fintech ivoirienne FABA Finance a annoncé, lundi 18 mai 2026, le lancement de sa phase pilote en Côte d’Ivoire et au Sénégal, avec l’ambition de faciliter la mise en relation entre les établissements financiers et les demandeurs de crédit, dans un contexte marqué par la transformation numérique des usages financiers en Afrique, indique un communiqué transmis à l’AIP.
Selon l’entreprise, cette initiative intervient à un moment où plusieurs facteurs convergent : la montée en puissance du mobile, la digitalisation progressive des comportements financiers, l’apparition de nouvelles sources de données alternatives et les besoins croissants de financement dans les économies africaines.
Pour les responsables de la plateforme, cette évolution crée une « fenêtre d’opportunité historique » pour moderniser les mécanismes d’accès au crédit, notamment pour les particuliers, les petites et moyennes entreprises (PME) et les professions libérales, souvent confrontés à des difficultés de financement.
Fondée à Abidjan en 2025, FABA Finance se présente non pas comme une banque numérique, mais comme une plateforme d’intermédiation destinée à fluidifier les relations entre les emprunteurs et les banques partenaires.
La solution digitalise le parcours de demande de crédit, depuis la simulation jusqu’à la transmission du dossier aux institutions financières, grâce notamment à un système de scoring propriétaire baptisé « Ghost Score ».
L’entreprise estime que les difficultés d’accès au financement en Afrique subsaharienne sont liées à un écosystème encore fragmenté, où de nombreux porteurs de projets maîtrisent insuffisamment les mécanismes du crédit, tandis que les banques demeurent confrontées à des processus de traitement parfois lourds et peu digitalisés.
Dans cette logique, la plateforme entend proposer aux utilisateurs une application mobile visant à mieux comprendre les mécanismes du crédit et à améliorer la qualité des dossiers soumis aux banques. Elle intègre également un comparateur de taux destiné à renforcer la transparence pour les demandeurs de financement.
Du côté des établissements financiers, FABA Finance affirme vouloir contribuer à la réduction des délais de traitement et des coûts d’acquisition de clientèle, grâce à des dossiers préqualifiés et structurés.
« Les banques ont besoin de clients, les clients ont besoin des banques — FABA Finance est ce lien, cette passerelle que je me suis engagée à construire pour les réconcilier », a déclaré la présidente et fondatrice de la société, Ivana Valera, soulignant vouloir promouvoir une meilleure culture du crédit et une utilisation accrue de la technologie dans la gestion des risques.
» Offrir aux clients une nouvelle expérience digitale dans la compréhension et la culture du crédit, leur donner de l’autonomie ; et permettre aux banques de traiter plus rapidement des dossiers pré-qualifiés grâce à la technologie, pour mieux gérer le risque et gagner en productivité. », a-t-elle ajouté.
La directrice des opérations, Laetitia Konan Kouaho, a pour sa part estimé que « le futur du financement africain passera par la collaboration entre institutions financières et technologies intelligentes », indiquant que son ambition est d’aider à financer davantage l’économie africaine, plus vite et mieux.
Après cette phase pilote en Côte d’Ivoire et au Sénégal, la fintech prévoit d’élargir progressivement ses services à d’autres segments, notamment l’assurance et l’investissement, dans le cadre d’une stratégie à vocation panafricaine.
(AIP)
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