Abidjan, 16 fév 2026 (AIP) – Le président sortant de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), Jean-Claude Coulibaly, a annoncé, dans une interview accordée à Laguneinfo.com, le report du congrès ordinaire de l’organisation aux 20 et 21 février 2026, à la Maison de la presse d’Abidjan.
Il a réaffirmé la volonté de l’Union d’organiser une élection apaisée et transparente pour la désignation de son futur dirigeant.
Selon le président de l’UNJCI, ce report fait suite à des concertations avec l’ensemble des parties prenantes, notamment après une rencontre avec le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.
Il a indiqué que cette décision vise à rassurer les différents camps et à préserver la tradition démocratique qui régit l’organisation, soulignant que la démocratie interne ne saurait reculer sous aucune pression.
Le président sortant a expliqué que cette rencontre avec l’autorité gouvernementale s’inscrivait dans un contexte où la stabilité du secteur des médias demeure stratégique pour le pays, particulièrement à l’approche d’échéances importantes. Il a toutefois insisté sur le caractère souverain de l’UNJCI, précisant que le congrès reste une affaire exclusivement réservée aux journalistes.
Appelant à la responsabilité collective, Jean Claude Coulibaly a exhorté ses confrères à faire preuve de lucidité et de confraternité durant le processus électoral, estimant qu’une division interne affaiblirait la corporation dans un environnement marqué par la désinformation et les tensions sociopolitiques.
Revenant sur son bilan après deux mandats, il a affirmé avoir contribué à renforcer la crédibilité institutionnelle de l’UNJCI, devenue un interlocuteur respecté des pouvoirs publics et un acteur majeur des réflexions sur les questions médiatiques nationales.
M. Coulibaly a également mis en avant le renforcement de la formation des journalistes et le repositionnement du prix Ebony comme référence nationale du journalisme ivoirien.
Il a reconnu que la sécurisation économique de la profession reste un défi majeur, relevant que la vulnérabilité financière des journalistes constitue un facteur d’exposition aux pressions. À ce sujet, il a réitéré la pertinence du projet visant à allouer 0,01 % du budget national au développement de l’écosystème médiatique, estimant qu’un tel mécanisme contribuerait à lutter contre la désinformation tout en consolidant la qualité de l’information.
Se refusant à soutenir un candidat, le président sortant a souligné que la direction de l’UNJCI exige une vision stratégique et une capacité à évoluer dans un environnement politique sensible. Il a assuré avoir exercé son leadership en privilégiant l’intérêt supérieur de la profession et en œuvrant pour un journalisme responsable et rigoureux, facteur de stabilité dans l’espace médiatique ivoirien.
(AIP)
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