Adiaké, 20 fév 2026 (AIP)- Le sous-préfet d’Adiaké, Bakayoko Ibrahima, a rencontré, jeudi 19 février 2026, les chefs de village de sa circonscription et les populations d’ Adiaké dans la grande cour de la sous-préfecture, pour les sensibiliser sur le nouveau programme national de sécurisation rurale en abrégé PRESFOR.
« Après la fin du projet d’amélioration et de mise en œuvre de la politique foncière rurale de Côte d’Ivoire en abrégé PAMOFOR, nous sommes à un autre projet pour nos parents ruraux », a indiqué le sous – préfet Bakayoko Ibrahima. Le nouveau projet connu sous le nom de PRESFOR (Programme national de sécurisation foncière rurale) a pour but principal de protéger les droits fonciers dans les zones rurales de Côte d’Ivoire.
Le sous-préfet d’Adiaké est revenu sur l’intérêt de ce programme pour ses administrés.
« C’est une seconde chance qu’on nous accorde car faire les délimitations par nous-mêmes est difficile au regard des coûts que nous payerons. Avec le PRESFOR, c’est l’Etat de Côte d’Ivoire qui paie les frais », a-t-il relevé avant d’indiquer que l’opération de délimitation des territoires de villages dans la sous-préfecture d’Adiaké s’est bien déroulée dans la circonscription.
A ce sujet, il a fait observer que sur 23 villages, la délimitation n’a pu se faire seulement que dans deux villages d’Erokouan et d’Etuessika. M. Bakayoko a expliqué que pour ce qui concerne le village d’Erokouan, la délimitation n’a pu se faire parce qu’au moment de l’opération le village n’était pas encore éligible, n’ayant pas de statut de village.
S’agissant du village d’Etuessika, l’opération n’ a pas pu se faire pour des raisons économiques. En dehors de ces deux villages, les autres ont été visités par l’opérateur de PRESFOR, a commenté le sous-préfet qui a lancé un appel à l’endroit de tous les chefs de village où leurs représentants, pour que les limites soient tracées, afin de faire la délimitation car cela est dans l’intérêt des populations.
« N’ayez pas pas peur de la délimitation. Ce n’est pas la délimitation qui détermine la propriété de la terre mais plutôt c’est un outil de gestion. La délimitation permet de mener à bien la certification », leur a-t-il conseillé.
Le but de ce nouveau projet, à en croire le sous-préfet, est de protéger les droits fonciers dans les zones rurales afin de diminuer la pauvreté, de renforcer la cohésion sociale et de promouvoir une gestion durable des ressources naturelles. Le projet s’étend de 2024 à 2029. Il doit permettre la délivrance de façon gratuite de 500 mille certificats fonciers sur une superficie de cinq millions d’hectares et la signature de 250 contrats agraires.
( AIP)
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