Abidjan, 12 mars 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire est en deuil avec l’annonce du décès de Guillaume Houphouët‑Boigny, fils du premier Président de la République de Côte d’Ivoire, Félix Houphouët‑Boigny, à l’âge de 89 ans, laissant derrière lui le souvenir d’un homme discret appartenant à l’une des familles les plus emblématiques de l’histoire politique ivoirienne.
Fils du Père fondateur de la nation ivoirienne, Guillaume Houphouët-Boigny était l’un des héritiers d’un nom profondément associé à la construction de l’État moderne ivoirien. Sa disparition intervient plusieurs décennies après celle de son illustre père, décédé le 7 décembre 1993 après avoir dirigé la Côte d’Ivoire pendant plus de trois décennies.
Bien que peu présent sur la scène publique, Guillaume Houphouët-Boigny demeurait une figure respectée dans les cercles proches de l’héritage houphouëtiste.
Né en 1937, Guillaume Houphouët-Boigny était le quatrième et dernier fils du couple formé par Félix Houphouët-Boigny et Kadidja Sow.
Contrairement à son père qui s’est illustré par une carrière politique exceptionnelle, Guillaume Houphouët-Boigny a choisi une vie relativement discrète, restant proche de sa famille et de certaines activités économiques en Côte d’Ivoire.
En 1965, il épouse à Neuilly‑sur‑Seine Christiane Hervé-Dupenher, nièce de l’ancien Président togolais Nicolas Grunitzky. De cette union sont nés plusieurs enfants : Cécile, Jérôme, David et Anouk-Faitai.
Guillaume Houphouët-Boigny appartenait à la lignée directe de Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire indépendante et artisan majeur du développement économique du pays durant les premières décennies post-indépendance.
Même s’il n’a pas occupé de fonctions politiques majeures, son nom restait attaché à l’histoire nationale et à la mémoire du fondateur de la nation ivoirienne, dont l’héritage continue d’influencer la vie politique et institutionnelle du pays.
La disparition de Guillaume Houphouët-Boigny intervient dans un contexte où la mémoire de son père demeure profondément ancrée dans l’histoire et l’imaginaire politique ivoirien.
Sa mort constitue une nouvelle page qui se tourne pour la famille du premier chef d’État ivoirien et pour tous ceux qui restent attachés à l’héritage de Félix Houphouët-Boigny, considéré comme le bâtisseur de la Côte d’Ivoire moderne.
(AIP)
zaar

