Guiglo, 12 mars 2026 (AIP) – Les producteurs et productrices de manioc du Cavally (Ouest de la Côte d’Ivoire), membres de la coopérative agricole des producteurs de manioc, ont été formés, mercredi 11 mars 2026, à Guiglo, à la production à grande échelle de cette denrée alimentaire, ayant des produits dérivés prisés dans le pays, et dans la sous-région ouest-africaine.
Cette session de formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui au développement économique et écologique des territoires ruraux (ECOTER), et est une initiative conjointe de la direction régionale de l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) de Man, et de la zone de Guiglo.
Selon le chef du service Appui aux organisations professionnelles agricoles (OPA), à la direction régionale de l’ANADER de Man, Kouamé Kan, cette formation vise, d’une part, à renforcer l’autonomie financière des producteurs et productrices et, d’autre part, à les amener à produire des tubercules de manioc en quantité suffisante pour contribuer à l’alimentation de la population ivoirienne, voire celle de la sous-région.
M. Kouamé a rappelé que le manioc produit en Côte d’Ivoire sert à la préparation de mets beaucoup consommés, notamment le « placali » et l’attiéké, également appréciés dans des pays voisins tels que le Burkina Faso et le Mali. Il a, en outre, expliqué que cette formation vise à outiller les membres de la coopérative et les encourager à se formaliser en société coopérative, une démarche qui facilitera leur accès aux financements des banques commerciales, d’ONG et de l’État.
Kouamé Kan a exhorté les parties prenantes à mettre en pratique les connaissances acquises, notamment en se constituant en société coopérative et en s’investissant pleinement dans la production du manioc, estimant qu’une chose est de se constituer en coopérative, mais une autre est de travailler. La production effective de manioc sera le moteur du fonctionnement de cette coopérative, a-t-il souligné, ajoutant que sans activité, la coopérative serait vouée à l’échec.
« Ces producteurs et productrices doivent travailler sérieusement après cette formation pour sortir de leur situation de précarité », a-t-il conseillé.
(AIP)
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