Abidjan, 1er avr 2026 (AIP)- L’artiste plasticien ivoirien Saint-Etienne Yeanzi a présenté des toiles dans le cadre de son exposition intitulée “Les Essentielles, Colloquium”, à la galerie Eureka sise à Marcory (Abidjan Sud).
La technique de plastique fondu est la signature de Yeanzi. Son travail est souvent décrit comme une fusion entre abstraction et figuration, combinant textures et matières variées -plexiglass, peinture, plastique fondu avec un symbolisme ancré dans les motifs culturels et historiques, et une palette de couleurs qui évoque à la fois des émotions vives et des ambiances méditatives.
À travers “Les Essentielles, Colloquium” qui pose une question simple et universelle à savoir, “qu’est-ce qui reste de nous quand on enlève tout le superflu?”, les œuvres de l’artiste plasticien exposé depuis le 26 mars 2026, invitent à un voyage intérieur, non pas vers une identité fixe et définie, mais vers quelque chose de plus mouvant notamment ce que les hommes sont aujourd’hui, ce qu’ils sont en train de devenir, et ce qui, en eux, échappe encore aux mots.
Cette exposition s’inscrit dans une relation singulière et durable avec la galerie Eureka qui accompagne Saint-Etienne Yeanzi depuis 2009, comme artiste permanent, veillant à ce que son œuvre soit continuellement présente et accessible au public. Plus de 15 ans de fidélité, d’échanges et de confiance partagée.
Saint-Etienne Yeanzi a souligné qu’il construit son œuvre à partir de sources d’inspiration multiples et profondes. II puise notamment dans la civilisation égyptienne antique ses hiéroglyphes, ses symboles et ses représentations visuelles ainsi que dans les traditions ancestrales africaines et leurs iconographies riches et codifiées. Il s’inspire également de l’histoire au sens large.
Au cœur de sa démarche artistique, l’artiste place l’être humain face à lui-même face à sa propre conscience, à ses souvenirs, à sa mémoire intime et collective. Ses œuvres interrogent ainsi l’identité, l’introspection et le rapport que l’homme entretient avec son passé.
Il s’approprie la pensée du philosophe Baruch Spinoza, notamment la distinction entre la nature naturante la nature comme force créatrice, active, à l’origine de toutes choses et la nature “naturée” comme résultat de cette création. le monde tel qu’il se manifeste à nous. Cette dualité philosophique nourrit la tension que l’artiste explore dans son travail entre ce qui crée et ce qui est créé, entre l’élan vital et sa matérialisation.
Né en 1988 à Katiola, Saint-Étienne Yeanzi s’est rapidement affirmé comme une figure incontournable de la scène artistique ivoirienne. Diplômé de l’École nationale des Beaux-Arts d’Abidjan, il se distingue en tant que portraitiste de l’âme, abordant la psychologie et la condition humaine avec une profondeur saisissante. Son travail repose sur un langage universel où l’humain occupe une place centrale.
(AIP)
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