Danané, 14 avr 2026 (AIP) – À Danané, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire, de nombreux jeunes s’orientent vers la conduite de taxi-moto, une activité devenue pour eux un moyen de subsistance face au manque d’opportunités d’emploi, a constaté l’AIP le lundi 13 avril 2026.
Conducteur de taxi-moto depuis environ cinq ans, Boya Richmond explique que ce choix s’impose à défaut d’alternative. « Il n’y a pas de travail ici. On est obligé de faire avec », a-t-il confié.
Comme lui, plusieurs jeunes de la localité exercent cette activité pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Certains ne possèdent pas leur engin et doivent verser une recette journalière au propriétaire, généralement comprise entre 3 000 et 5 000 francs CFA.
Outre la précarité liée à cette forme d’emploi, les conducteurs sont confrontés à d’importantes difficultés, notamment l’état dégradé des routes. Les axes reliant Danané à certaines localités environnantes, telles que Daleu ou Gbeunta, sont souvent difficilement praticables.
Selon les conducteurs, cette situation impacte directement leurs revenus et les conditions de transport des usagers. Les tarifs des courses varient en fonction de l’état des routes, ce qui engendre parfois des incompréhensions avec les clients.
Par ailleurs, les conducteurs de taxi-moto plaident pour une réduction de la patente qu’ils jugent trop élevée. Ils souhaitent un montant annuel de 5 000 francs CFA, contre environ 30 000 francs CFA actuellement, afin de soulager leurs charges et soutenir leur activité.
Malgré ces contraintes, les jeunes poursuivent cette activité, faute de mieux.
Face à cette réalité, ils appellent à des actions en faveur de l’amélioration des infrastructures routières, ainsi qu’à une révision des charges fiscales qui pèsent sur leur secteur, afin de faciliter leurs activités et d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques.
(AIP)
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