Yamoussoukro, 23 avr 2026 (AIP) – Le président de l’Union des sociétés coopératives agricoles de Côte d’Ivoire et de l’Association nationale des agriculteurs de Côte d’Ivoire (ANACI), Tapé Youdé Luc, a organisé une assemblée générale jeudi 23 avril 2026 à Yamoussoukro, en prélude au lancement d’un vaste projet de structuration de la filière agricole, visant à améliorer la commercialisation et les revenus des producteurs.
Cette rencontre a permis d’informer les coopérateurs sur l’état d’avancement du projet, fruit de plusieurs années de travail, de prospection et de mobilisation de partenaires techniques et financiers.
Selon M. Tapé, un important accord de financement a été obtenu, intégrant l’acquisition de terrains, la construction d’infrastructures, l’achat d’équipements ainsi que le fonds de roulement.
Le projet prévoit notamment la mise en place d’une unité de conditionnement et de transformation, dont la première pierre a été posée le 14 février 2026 à Gagnoa, ainsi que l’implantation d’environ 80 entrepôts à travers le pays, afin de mieux organiser la chaîne de production et de commercialisation.
« Aujourd’hui, les producteurs ne maîtrisent pas la mise en marché de leurs produits, ce qui entraîne d’importantes pertes. Il faut anticiper et structurer la filière », a-t-il souligné, évoquant les difficultés liées à l’écoulement des productions, souvent stockées dans des conditions précaires.
Dans cette dynamique, des moyens logistiques importants ont été engagés, avec la commande de 350 véhicules de transport de trois tonnes et de 30 motos, en vue d’anticiper la prochaine campagne agricole et d’assurer une meilleure collecte des produits.
L’assemblée générale a également été l’occasion d’appeler à la formalisation des adhésions au sein de la coopérative, forte actuellement de 150 membres. Le président a insisté sur la nécessité de respecter les textes régissant l’organisation afin de garantir une gestion transparente et éviter les conflits liés à la répartition des revenus.
M. Tapé Youdé a par ailleurs dénoncé les déséquilibres dans la filière, estimant que les producteurs doivent s’unir pour renforcer leur autonomie face aux grandes entreprises. « Il faut bâtir une filière durable qui profite aux agriculteurs et aux générations futures », a-t-il plaidé.
Le démarrage des travaux des infrastructures est prévu pour début mai, concomitamment au lancement des activités de commercialisation, marquant ainsi une étape décisive dans la mise en œuvre de ce projet agricole d’envergure nationale.
(AIP)
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