Bondoukou, 25 avr 2026 (AIP) – La bâtonnière de l’Ordre des avocats de Côte d’Ivoire, Maître Florence Loan-Messan, a rencontré, vendredi 24 avril 2026, les femmes et les chefs coutumiers à la préfecture de Bondoukou, dans le cadre de l’initiative « L’avocat dans la cité », en vue de promouvoir une meilleure appropriation des droits par les populations.
Face aux femmes, la bâtonnière a insisté sur le déficit d’information autour des lois adoptées en leur faveur. « Beaucoup de mesures ont été prises, mais malheureusement, les femmes elles-mêmes ignorent ces avancées. Notre mission est de les informer et de les former afin qu’elles puissent effectivement en bénéficier », a-t-elle expliqué, précisant qu’il s’agit d’un travail de sensibilisation et d’éducation juridique.
Elle a également mis en avant les échanges autour des violences basées sur le genre (VBG), un thème jugé prioritaire pour les communautés.
S’adressant aux chefs coutumiers, Maître Loan-Messan a rappelé leur rôle clé dans la régulation sociale, notamment dans la gestion des litiges fonciers. Elle a indiqué que les avocats entendent leur apporter un éclairage sur les dispositions légales afin de renforcer leurs capacités de médiation et de prévention des conflits.
« Nous ne sommes pas en dehors de la cité, nous sommes dans la cité. Les avocats sont avec vous pour vous assister, vous conseiller et défendre vos préoccupations », a-t-elle affirmé, exprimant sa gratitude aux autorités administratives, municipales et traditionnelles.
La directrice régionale de la Femme, de la Famille et de l’Enfant du Gontougo, Kouamé Zamblé Affoué Louise, a salué cette initiative. « L’arrivée des avocats est bénéfique pour nous les femmes, notamment sur la thématique des violences basées sur le genre. Nous félicitons ces initiatives et disons merci pour ce thème qui touche toute la communauté, ainsi que pour les consultations gratuites », a-t-elle déclaré.

Au nom des chefs coutumiers, Mouroufié Kofi a indiqué que cette initiative a permis « d’ouvrir les yeux » des communautés sur leurs droits et devoirs, et d’esquisser des pistes de solutions aux préoccupations locales.
La rencontre s’inscrit dans une série d’activités entamées depuis mercredi à Bondoukou. Elle a été marquée, dans l’après-midi, par un procès fictif portant sur l’empaillage clandestin au tribunal, une simulation à visée pédagogique destinée à mieux faire comprendre le fonctionnement de la justice aux populations.
(AIP)
nmfa/cmas

