Bondoukou, 27 avr 2026 (AIP) – Les étudiants de l’Université de Bondoukou ont célébré, samedi 25 avril 2026, la richesse culturelle de leur terroir à l’occasion de la deuxième édition des journées culturelles, marquée par un appel à faire de la culture un levier de développement et de cohésion sociale.
En ouverture, le président des étudiants et président du comité d’organisation, Ouattara Imad Yao Trésor, a indiqué que ces journées visent également à promouvoir l’excellence estudiantine, renforcer les liens entre étudiants et cultiver un esprit de fraternité et de responsabilité ». Il a ajouté qu’elles se veulent avant tout un cadre d’expression, de valorisation et de célébration de la richesse culturelle qui constitue le socle de notre identité commune .
Pour M. Ouattara, cette deuxième édition s’intègre dans la volonté des organisateurs d’en faire une tradition durable au sein de l’université de Bondoukou, au service du rayonnement culturel et de l’unité.

Au nom parrain de la cérémonie, Kamagaté Mory Trésor, son représentant Kamagaté Allioussane, a invité les étudiants à s’approprier leur héritage culturel.
« La culture n’est pas un accessoire, elle est une force structurante des peuples. Elle fonde la conscience, nourrit la dignité et renforce la cohésion », a-t-il affirmé, exhortant la jeunesse à « affirmer avec fierté son identité culturelle » et à en faire un moteur de développement économique.
M. Kamagaté a également insisté sur le rôle de la jeunesse dans la consolidation de la paix. « Refusez les divisions, rejetez les discours de haine et faites de votre différence une richesse partagée », a-t-il conseillé, tout en invitant les étudiants à concilier excellence académique et valorisation des traditions.
Le directeur du musée de cette localité, Bema Ouattara, a mis en exergue la richesse du patrimoine culturel du Gontougo, qu’il a qualifié de « berceau d’un patrimoine vivant ». Il a détaillé la diversité ethnique de la région, forte de 14 groupes, ainsi que ses nombreux savoir-faire traditionnels, notamment le tissage, la poterie, la sculpture et la bijouterie. Il a également évoqué les rites et traditions, tels que les fêtes des ignames, les danses et les masques.
L’événement a enregistré une mobilisation d’étudiants venus de l’université, traduisant l’engagement de la jeunesse pour la promotion de la culture et du vivre-ensemble.
(AIP)
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