Songon, 28 avr 2026 (AIP) – Le représentant du vice-Premier ministre, ministre de la Défense, le général de brigade Issa Sakho, a affirmé, mardi 28 avril 2026 à Jacqueville, que le dispositif d’alerte précoce constitue le « radar » de l’État face à la multiplication et à l’intensification des menaces sécuritaires et des risques pour le développement.
S’exprimant à l’ouverture d’un atelier de renforcement de la coordination nationale de l’alerte précoce et de la réponse en Côte d’Ivoire, il a souligné que l’efficacité de ce mécanisme repose sur la qualité des informations collectées et leur exploitation diligente. « Si le radar est mal calibré ou si les informations qu’il transmet ne sont pas exploitées à temps, c’est toute une architecture de prévention qui s’effondre », a-t-il déclaré.
Le général Issa Sakho a insisté sur la nécessité d’une réponse rapide, appropriée et coordonnée aux signaux d’alerte. Il a relevé que le cloisonnement des informations et le manque de synergie entre les acteurs, aux niveaux national et local, constituent des freins à l’efficacité des interventions.
Au nom du vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, il a salué l’initiative du directeur du Centre national de coordination du mécanisme de réponse à l’alerte précoce (CNCMR), visant à déployer ce dispositif sur l’ensemble du territoire national.
Selon lui, la mise en œuvre progressive de ce mécanisme contribuera à garantir aux populations un cadre de vie sécurisé, à l’abri de la peur, du danger et du besoin, en cohérence avec la vision du président de la République, Alassane Ouattara.
Créé par décret n°2016-122 du 2 mars 2016, le CNCMR est une structure administrative placée sous la tutelle du ministère en charge de la Défense. Il intervient dans le domaine de la sécurité humaine, avec pour mission de prévenir les risques et de renforcer la protection des populations sur l’ensemble du territoire national.
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