Abidjan, 29 avr 2026 (AIP) – Trente-deux magistrats issus des juridictions relevant de la Cour d’appel de Daloa ont bénéficié d’une session de formation sur la traite des enfants et la prise en charge du traumatisme à l’initiative de l’ONG Save the Children International, rapporte une note d’information transmise, mercredi 29 avril 2026 à l’AIP.
Cette formation tenue du 21 au 23 avril à Yamoussoukro s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Child Protection Compact (CPC), un accord de coopération entre les gouvernements de la Côte d’Ivoire et des États-Unis d’Amérique, financé par le Département d’État américain à travers le Bureau de surveillance et de lutte contre la traite des personnes (TIP Office).
Les participants, venus notamment de Daloa, Soubré, Man, Guiglo, Gagnoa, Séguéla, Bouaflé, Sassandra, San Pedro, Sinfra, Danané, Oumé, Tabou et Touba, ont vu leurs capacités renforcées sur les concepts liés à la traite des enfants, les spécificités juridiques ainsi que les mécanismes de protection des victimes mineures, avec une approche sensible au traumatisme.
L’objectif de cette session est d’améliorer l’efficacité des acteurs de la chaîne pénale dans la prévention, l’identification, la poursuite et la répression des auteurs de traite des enfants, tout en garantissant une meilleure protection des victimes.
Mis en œuvre par un consortium composé de l’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI), de l’ONG Droits et dignité pour les enfants en Côte d’Ivoire (DDE-CI) et de Save the Children International, chef de file, le projet CPC couvre neuf localités, dont Bondoukou, Daloa, Guiglo, Korhogo, Man, Odienné, Soubré, Tiébissou et Toumodi.
Ce programme vise notamment à coordonner les efforts de prévention à l’échelle nationale, à faciliter l’accès des enfants victimes à des services de protection adaptés et à renforcer les capacités des acteurs judiciaires dans l’application des textes en vigueur.
Selon les organisateurs, la lutte contre la traite des enfants requiert une collaboration étroite entre les institutions étatiques, la société civile et les communautés, en raison du caractère organisé et complexe de ce phénomène.
À cet effet, Save the Children prévoit une série de sept sessions de formation destinées aux magistrats, considérés comme des acteurs clés dans la qualification des faits, la poursuite des auteurs et la protection des victimes, afin de garantir une justice plus efficace et plus protectrice.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par les interventions du directeur-pays de Save the Children International en Côte d’Ivoire, Akebou Sawadogo, du représentant du Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, le travail et l’exploitation des enfants, Amany Konan, ainsi que du représentant du directeur des Affaires civiles et pénales, Kouamé Brou José, qui ont souligné l’importance de placer les magistrats au cœur du dispositif de lutte.
(AIP)
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